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Natsui Koneko

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RTA EFP (3)
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Informations Alice
Votre Alice:
Possession(s):
Occupation: 2 S
MessageSujet: Natsui Koneko   Mer 15 Aoû - 2:43

Natsui Koneko

Identity



Nom: Koneko
Prénom(s) : Natsui Maïlys

Sexe : Féminin
Age : 11 ans
Date de naissance : 22 juillet 2000
Orientation : Hétérosexuelle

Classe/travail :  2 S

Nom alice : Contrôle des émotions par le chant.
Type alice : Limitée
RTA : Psychologique
Je suis...
Protectrice
Hyper-sensible

Susceptible
Colérique

Neutre

Source de l'avatar :
Black rock shooter
Alice
L’Alice de Natsui lui permet d’influer sur les sentiments, les émotions des personnes l’écoutant quand elle chante (espoir, désespoir, colère, calme, joie, peur, admiration, désir, tristesse, haine, dégoût...). Sa voix est infiniment juste quand elle use de son Alice, juste à un point incommensurable. Pas une fausse note, rien. Une voix pure, cristalline, très juste, très belle, à l’accent toujours impeccable quelque soit la langue du chant, envoutante, qui permet de modifier les mélodies que Natsui peut entendre d’émaner des corps. Comme un chef d’orchestre, Natsui prend en main avec son chant ces petites mélodies et joue sur leur intensités, leur couleurs, peut en changer absolument tout ce qu’elle veut jusqu’à en créer carrément une nouvelle totalement différente de l’original. Natsui compose avec les émotions comme un musicien compose avec des notes et ce pour obtenir la même chose : une musique. Et cette musique sera les nouveaux sentiments du sujet sur lequel Natsui use de son Alice.

Son Alice est de type limité car la voix de Natsui entre en résonance avec les émotions de la personne sur qui elle l’utilise pour pouvoir les modifier à sa guise et composer avec. Ce processus de résonnance provoque une surcharge émotionnelle à la petite chanteuse qui puise dans ses réserves vitales. De plus, cet Alice n’est pas un Alice d’illusion mais bel et bien un Alice qui transforme les émotions. Natsui ne masque rien, ne camoufle pas… Elle compose et sa composition s’inscrit dans la réalité. Aussi, quand elle arrête de chanter, les émotions de la  personne sur qui elle a utilisé son Alice ne redeviennent pas comme elles étaient avant l’utilisation. C’est un processus de transformation.
Par exemple, si une personne est énervée et que Natsui choisi de la calmer, elle chante, modifie les émotions de la personne pour la rendre calme et une fois la modification faite, arrête de chanter. La personne restera alors tout à fait calme jusqu’à ce qu’un autre sujet la mette en colère. Natsui a donc une réelle prise sur les émotions, d’où la dangerosité de son pouvoir.

Natsui a une limite sur le nombre de personne sur lequel elle peut utiliser son Alice. 3 au maximum. En effet, au delà… Elle n’arrive plus à maintenir les résonnances nécessaires pour composer. Cependant, plus le nombre de personne augmente, plus Natsui puise dans ses réserves vitales et plus elle s’épuise.

Comme les émotions sont liées à des souvenirs, il arrive régulièrement que les victimes revivent certaines scènes de leur vie, souvent traumatisantes car ce sont ses souvenirs qui sont empreints d’une lourde empreinte émotionnelle. Mais là où Natsui peut changer des émotions… Elle n’a aucun pouvoir sur les souvenirs : ils resurgissent quand l’émotion à laquelle ils sont intimement liés est mobilisée par Natsui et elle ne peut rien faire sur eux. Juste, ils ressortiront s’ils doivent ressortir et resteront enfouis sinon. Exemple, si Natsui rend quelqu’un mélancolique, la personne pourra alors repenser à son enfance et avoir des souvenirs précis qui rejailliront comme des balades en forêts, des jours de classe, des évènements heureux, un mariage, un ancien amour etc Mais en aucun cas un exemple qui n’est pas empreint de mélancolie. Natsui ne pourra pas obliger un souvenir à apparaitre à la conscience de son porteur. Mais il y a de fortes chances pour que des souvenirs dont Natsui ignore l’existence refassent surface pendant que Natsui chante et compose.

Fait étrange et inexpliqué, lorsque Natsui utilise son Alice, une multitude de particules lumineuses se rassemblent autour d’elle et se mettent à tournoyer, de plus en plus vite, de plus en plus prêt d’elle et à briller de plus en plus intensément. Il semblerait que ces particules résultent de la résonnance des émotions s’opérant entre Natsui et la personne sur qui elle compose. Une fois la composition achevée, ces particules arrêtent doucement de briller et disparaissent aussi mystérieusement qu’elles sont apparues.


Who I am?
Look at you...

Grande et mince pour son âge, Natsui est belle pour ses 11 ans même si elle s’évertue à cacher toute sa féminité. De type européen du fait de ses origines françaises, elle ne ressemble pas à une japonaise que se soit pour la forme de ses yeux ou pour sa taille. Marchant d’un pas nonchalant, d’une démarche gracieuse et féline qui attire le regard, elle a la taille svelte et élancée. Du fait de son âge, elle ne possède pas de forme à proprement parler ni les prémices. Elle peut sembler fragile et enfantine mais cela n'est qu'une apparence, Natsui étant assez forte psychologiquement et aussi résistante.

Ses cheveux ébènes, soyeux et fins descendent en cascade sur ses épaules frêles, arrêtant leur prodigieuse course en bas de ses reins et encadrant comme le plus doux des écrins ses yeux d’une beauté saisissante. D’une couleur améthyste des plus pures, ils semblent danser et refléter le monde d’émotion dont Natsui est la maîtresse. Totalement prisonnière de ses passions, seuls ses yeux montrent la complexité de cet être et de ses pulsions. Son regard devient donc captivant par sa mouvance féerique, intense et difficilement surmontable. Intimidant et envoutant, peu de gens résistent à sa puissance écrasante et ils se perdent aisément dedans en essayant de dégager ce que pense Natsui, alors que c’est impossible à deviner, trop brouillé par les émotions parasites qui s’y reflètent.

Sa peau laiteuse, même si on la voit rarement de cette couleur car elle bronze facilement, et sans la moindre imperfection fait le parfait alliage entre sa chevelure princière et les deux joyaux ornant son visage encore poupon et aux traits fins et harmonieux. Ses joues arborent une légère couleur framboisine tout à fait à croquer faisant écho au rouge cerise de ses lèvres bien en forme.

Natsui ne se maquille jamais pour l’instant du fait de son âge et aussi car elle n’en a absolument pas besoin pour plaire et paraître plus mature. Elle ne porte pas non plus de talons ou autre accessoire féminin provoquant cachant au maximum sa féminité même si cela est totalement inutile. Elle n’a pas besoin de ça. Dégageant une puissante aura de force, de respect, de noblesse, de féminité voir de sensualité malgré ses 11ans, beaucoup de personne sont intimidés par la fille aînée des Koneko et peu de gens lui donne son âge, l’imaginant aisément en adolescente de 15 ans voir d’avantage, ce que sa mentalité laisse en plus supposée.

Ne mettant pas souvent d’accessoire dans ses cheveux couleur corbeau à part de temps à autre un élastique pour les dompter, Natsui aime se parer de bijoux même si ses yeux restent les seuls joyaux en ce bas monde à mériter porter le titre de pierres précieuses. On peut d’ailleurs se demander quand elle porte des perles ou des pierres s’ils ne sont pas de simples faire-valoir et si ce n’est pas la beauté transcendante de Natsui qui les fait briller.

Niveau vestimentaire, elle adore les vêtements féminins même si elle privilégie ceux qui cachent le peu de féminité qu’elle possède à son âge quand elle sort en public. Elle portera alors des jeans, des baskets, des pulls, aux couleurs pastelles qui se fondent au maximum dans le décor avoisinant. Sinon chez elle ou lors de réceptions mondaines, elle se vêtit souvent de robes, de jupes, de débardeurs tout à fait mignons et bien travaillés, Natsui ayant un gout prononcé pour les belles choses. Aimant les couleurs, il n’est pas rare de la voir porter du rouge, du bleu marine, couleur qu’elle adore, du vert, et encore pleins d’autres teintures très pétillantes à l’image de son caractère.

Lorsqu’elle utilise son Alice, elle semble absorber une partie du soleil et la rediriger autour d’elle, faisant pareil la nuit avec les rayons de lune. Elle irradie alors et comme à son habitude, une multitude de particules lumineuses se rassemblent autour d’elle comme appelées par cette lumière transcendante et tournoient autour de la jeune adolescente, lui donnant l’air d’une fée venue illuminée le monde de paillettes et de chansons.

Suite à un regrettable accident où Natsui a failli tuer plusieurs Alices voulant lui faire peur afin de la recruter dans une organisation plutôt louche… Elle porte un limiteur : un collier en cuir noir avec une étoile violette pendant au bout. Bien que puissant, ce limiteur ne suffit pas à contenir l’Alice de Natsui mais l’empêche de tuer. Cependant… Elle peut toujours plonger ses victimes dans des tortures atroces et les plonger dans le coma.
In my head...

La psychologie de Natsui est complexe et très riche.

Protectrice, elle a un côté maternel très prononcé si bien qu’on se sent rassurée et en sécurité avec elle alors qu’elle transparait à fragilité. Il ne fait aucun doute que dans quelques années, elle fera une excellente mère dévouée et attentive, apportant amour et affection à ses enfants.

Douce et gentille, elle aime écouter les autres et être une oreille attentive à vos problèmes, pouvant donner des conseils avisés et très pertinents. De plus, sensible, elle sera capable de trouver les mots juste pour vous réconforter et vous redonner l’envie de sourire et de rire.

Amie dévouée, elle fait tout pour aider les être qui lui sont chers et son altruisme est tel que souvent elle les fait passer avant elle. Adorant ses amis, elle aime à rire avec eux, les taquiner, leur apporter affection et joie de vivre, chose qu’elle fait très bien ayant une personnalité pétillante de vie et ne demandant qu’à offrir de l’amour aux autres.

Elle a une hyper-sensibilité qui lui permet de ressentir tous les changements d’humeur de ses camarades et la rend réceptive à beaucoup de chose que les autres ne perçoivent pas et qu’elle ne peut pas formuler en parlant ; Le chant est donc sa porte de sortie et c’est justement cette sensibilité qui lui permet d’émouvoir son public.

Curieuse et enjouée, Natsui aime apprendre, découvrir et s’amuser et ce sur n’importe quels sujets et s’émerveille comme un enfant devant tout et n’importe quoi. Et oui, elle est très ouverte et facilement intéressée par ce qu’on lui dit. Jamais elle ne se moquera de vous, de votre différence ou de vos peurs, de vos peines, de vos déceptions. Au contraire, elle fera tout son possible pour vous aider et chercher à vous connaitre.

Naïve, vous verrez qu’elle vous croira sur parole à partir du moment où vous avez son amitié et cela peut donner lieu à des situations très amusantes et loquaces. Et heureusement pour vous, d’un naturel rancunier, une fois son amitié acquise même si c’est très difficile, elle vous passe alors tout ! Donc amusez-vous si je puis dire !

Timide et assez renfermée avec les gens qu’elle ne connait pas et dont elle a peur et se méfie, elle peut paraitre froide et méchante car elle parle peu et à le regard dur. Mais une fois la glace brisée, elle dévoile toutes ses belles couleurs et ne déçoit pas les gens qu’elle aime, préférant mourir que de les voir pleurer et leur apportant la fraicheur de l’enfance et la chaleur de l’amour.

Natsui apparait donc en premier lieu comme une douce petite fille, affectueuse, câline et maternelle qui fera tout pour aider les autres et les voir s’amuser. Une sorte de petit ange en soi donc…

Cependant, si l’on touche à ses proches, son côté doux et maternel disparait aussitôt et elle devient impitoyable et cruelle. Une vraie tigresse qui ne supporte pas qu’on touche ne serait-ce qu’à un poil de ses protégés. D’apparence fragile, elle est en fait une personne très forte mentalement et c’est ce qui lui permet de tenir même dans les situations critiques et morbides. En effet, son hyper-sensibilité se traduit parfois par une absence totale de sentiments tellement ils sont mis à rude épreuve et dans ces cas là, elle devient très dangereuse. Très très dangereuse…

Soupe au lait et se vexant pour un rien, soit elle s’énerve soit elle se renferme et ne dit rien. Cela dépend de la personne qui la vexée, de son humeur ou du temps qu’il fait puisqu’elle est lunatique et facilement influençable du faite de son immense réceptivité héritée de son Alice. Et gare à vous si vous la vexez ou l’irritez ! C’est qu’elle est rancunière la petite ! Sa susceptibilité légendaire en fait une personne qui rentre très facilement dans des colères explosives et violentes verbalement, Natsui ayant hérité d’une impulsivité ravageuse. Le mieux est d’éviter de la contrarier car c’est une véritable tornade, un puissant ras de marée, un tremblement de terre, bref, un cataclysme si elle pète les plombs et il vous faudra faire des pieds et des mains pour la calmer, ce qui est très difficile car quand elle explose, ce qui est très facile pour en rajouter au fun, elle laisse sa colère s’exprimer au centuple ne contrôlant absolument pas ses propres émotions à cause de son Alice.

Franche, elle n’hésitera pas à vous dire vos quatre vérités, que cela vous plaise ou non. Mais heureusement, si elle pense tout ce qu’elle dit, elle ne dit pas tout ce qu’elle pense et essaye souvent de tempérer ses propos, essayant de ne pas vous blesser outre mesure… Sauf si justement elle parle avec pour objectif premier de vous faire perdre la face, art dans lequel elle est passée maîtresse.

Phobique, suite à certain passage de son enfance, elle refuse de se lier avec un garçon et se méfit particulièrement de toutes les personnes qu’y l’approchent de peur d’être blessée. D’ailleurs elle refuse qu’on la touche et cela donne lieu à de violentes scènes donc attention à vous et à vos personnages… C’est qu’elle ne fait pas dans la dentelle quand elle se sent menacée et son Alice peut faire de gros dégâts.

Intelligente et perspicace, les études sont pour elle une vraie cour de récréation. Elle est bonne partout et aime apprendre. Elle aurait d’ailleurs pu sauter des classes si ses parents ne s’y étaient pas opposés. Rien ne lui pose de difficultés à part l’éducation physique et sportive… Et pour cause. Natsui a une santé très fragile du fait de son Alice et l’enfant est souvent malade, fatiguée, sa résistance physique étant continuellement mise à rude épreuve. Parfois sans raison, elle va s’évanouir, avoir des vertiges… Bref, niveau santé, c’est déplorable et elle peut paraître très faible et vulnérable. Heureusement ce n’est qu’une apparence Natsui étant plutôt résistante et très peu plaintive.

Ayant reçue une éducation excellente, Natsui sait se tenir, marcher élégamment et est passée maîtresse dans l’art de la politesse, des bonnes manières et des règles de bienséance. Sachant se comporter en société et parler avec un langage riche et soutenu, pouvant participer à de multiples conversations mondaines ou non du fait de sa culture riche et variée, elle se conduit comme la parfaite héritière de sa famille. D’ailleurs, cette éducation a fait qu’elle ne supporte pas l’irrespect, les affronts et le manque de politesse.

Niveau goût culinaire ou musical, elle n’est pas difficile du tout : c’est très simple, elle aime presque tout ! Sauf et je dis bien sauf… Les artichauts. Natsui déteste du plus profond de son être cet infâme légume et jamais vous ne lui en ferez avaler la moindre bouchée.

Pour finir, Natsui aime chanter… Elle adore ça ! C’est sa plus grosse passion et elle pourrait passer des heures et des heures à chanter sans retenue si son Alice ne l’en empêchait pas… Et oui, Natsui est incapable de chanter sans déclencher son don. Aussi pour éviter de faire du mal autour d’elle, la petite fille préfère se taire… Et cela là fait terriblement souffrir. Aussi évitez de jouer sur cette corde ou il y aura du grabuge.
Once upon a time

Chapitre 1 : La Naissance des jumeaux de la convoitise

Natsui Koneko… L’histoire de cette étrange petite fille commença un matin de Juillet 2000. Le 22 Juillet 2000 pour être précis, à 5h27 du matin dans un hôpital parisien, l’hôpital Beaujon. Un hôpital réputé, possédant une maternité très bien tenue. Natsui naquit sans grande difficulté, tout comme son frère quelques minutes plus tard. Et oui, Natsui avait un frère : Yuko. Deux naissances qui passèrent presque inaperçues aux yeux du peuple français. Presque. Et oui… Ce jour-là, les médias avaient préféré parler du grand retour de Nicolas Anelka au Paris-Saint-Germain, le club de football de ses débuts ou encore des conditions de vie scandaleuses dans un camp de scoutisme pour handicapés à Digne-les-bains. Et nous le comprenons très bien. Qui donc aurait pu s’intéresser aux naissances de Natsui et Yuko Koneko, fille et fils de Sophie Casteral et Kazuki Koneko ? Et bien beaucoup de monde dans la sphère mondaine. Beaucoup. Mais cette information ne restait précieuse que pour un cercle très restreint de personnes de la haute bourgeoisie. Pourtant… Il n’y avait pas vraiment de raison. Les Koneko n’étaient pas une famille puissante et mis à part le père qui était diplomate… Il n’avait pas de pouvoir. Cependant, la famille était riche et le nom de famille de la mère, Lautrec, valait son pesant d’or vu qu’il garantissait un gage de noblesse. Et oui, bien qu’héritière indirecte, la mère de Natsui et de Yuko Koneko avait une partie de sa famille appartenant à l’aristocratie française. Titre de Marquis pour être exact. Et par un coup du sort, Sophie Koneko allait bientôt hériter du titre de Marquise de Lautrec. En effet, l’actuel Marquis, son oncle par alliance Fernand De Lautrec avoisinait les 75 ans et n’avait aucun héritier. Il s’était bien marié avec la sœur de la mère de Sophie : Anne-Lise. Mais cette dernière, stérile suite à une malformation des ovaires, ils n’avaient jamais pu avoir d’enfant et avaient refusé d’adopter. A présent veuf, il avait décidé de faire de Sophie Koneko son héritière. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’il adorait Sophie et qu’il louait son comportement. De tous les membres de sa famille encore en vie, elle était la seule à se désintéresser de son titre et à lui rendre visite par pure affection. De plus, il était parrain de la petite Natsui et la regardait grandir, elle et son frère avec un incroyable bonheur, considérant ces deux petits comme les enfants qu’il n’avait jamais pu avoir avec sa bien-aimée épouse disparue.

La naissance de ses deux petits anges intéressait donc grandement la haute société. Le titre de Marquis était un des titres les plus prestigieux de l’Aristocratie française, juste après le titre de Roi et de Duc et beaucoup de profiteurs élaboraient de savants plans de mariages pour faire parti de la famille de la future Marquise De Lautrec. Pour cela, et c’était simple… Il suffisait simplement que l’un de leur enfant épouse la fille ou le fils de Sophie. Maintenant, cette dernière souhaitant un mariage d’amour pour ses deux enfants chéris décida de partir vivre dans le plus grand secret au Japon avec son mari, dans l’une des maisons de la famille de ce dernier. 3 mois après la naissance des jumeaux Sophie s’envola seule pour le Japon, son mari ne pouvant partir pour l’instant de France car il y était diplomate et n’avait pas encore de successeur. Elle ne donna son adresse qu’à monsieur De Lautrec pour qu’il puisse venir voir les enfants quand il le voudrait.

Les premières années des enfants Koneko commencèrent paisiblement. Arrivé quelques mois après l’installation de leur mère dans l’une de ses propriétés, Kazuki Koneko s’occupait à merveille de ses deux trésors et leur apportait tout l’amour qu’un père peut donner à sa progéniture. Il les couvrait de tendresse et de cadeaux. De son côté, Sophie était une mère exemplaire, aimante mais moins laxiste que leur papa. Voulant que ses enfants aient la meilleure des éducations, elle leur enseignait à l’aide de précepteurs  comment bien se comporter en société. Et même si dans la riche banlieue d’Osaka ils ne risquaient pas  vraiment d’aller à des dîners mondains européens, sa mère tenait  à ce qu’ils aient une attitude irréprochable et à ce que leur façon de parler soit impeccable. Mais cela ne dérangeait pas les deux petits qui faisaient tout pour que leurs parents soient fiers d’eux. De temps à autre, Fernand De Lautrec venait passer quelques semaines auprès de Sophie et ne pouvait s’empêcher de regarder sa nièce et son frère découvrir le monde, émerveillés de voir un papillon voler ou d’entendre la pluie tomber aux carreaux. Complices, les deux enfants étaient toujours fourrés ensemble et faisaient les 400 coups. Ils se comprenaient d’un simple regard, ce qui d’ailleurs inquiétait leurs parents quand  ils les voyaient se regarder avec un sourire en coin, et dormaient ensemble dans le même lit. Leurs parents avaient tout essayé pour les séparer mais les larmes des deux petits trésors venaient rapidement à bout à la détermination de leurs parents. Résignés, ils décidèrent donc de les laisser ensemble tant qu’ils le voulaient. Pour le plus grand bonheur des petits qui dormaient simplement en se tenant la main, l’un en face de l’autre. Et c’est dans les rires et la joie que les petits enfants grandissaient, Natsui ne ressemblant cependant à aucun membre de sa famille. Les cheveux noirs, fins et lisses comme les japonaises, elle avait hors mis sa belle chevelure le visage et le corps d’une européenne. Mais ce qui étonnait son entourage était la couleur singulière de ses yeux. Violets. D’aussi loin que les parents cherchaient dans leurs origines, jamais un membre de leur famille n’avait arboré cette superbe couleur. Même Yuko n’avait pas les yeux de sa sœur mais d’un bleu profond, celui du grand père de Sophie. Beaucoup plus typé que sa sœur, ses origines japonaises ressortaient au niveau de ses yeux, plutôt bridés mais pas trop non plus.

Chapitre 2 : La découverte de l’Alice

Peu après leurs 5 ans, le parrain de Natsui tomba gravement et mourut d’une attaque cérébrale. Difficilement consolable, la nouvelle Marquise de Lautrec pleurait tout ce qu’une jeune femme pouvait pleurer face à la mort de cet être qu’elle aimait tant.  La jeune petite fille regardait sa mère pleurer dans les bras de son père et supportait mal de voir sa maman chérie souffrir autant. Un soir, avant de se coucher, Natsui et son frère décidèrent d’aller dans la chambre de leurs parents pour passer un peu de temps avec leur maman qui ne jouait plus beaucoup avec eux. Les voyant arriver, Sophie eut beaucoup de mal à reprendre constance devant eux et c’est les yeux rouges qu’elle leur dit, avec sa douce voix qui la caractérisait tant :

« Mes trésors… Qu’est-ce que vous faites debout à cette heure-ci ? Vous devriez dormir depuis longtemps… »

« Maman a raison. Il est tard… » Renchérit leur père toujours avec douceur.

Natsui et Yuko se regardèrent mal à l’aise et serrant fort leur doudou dans leurs bras, un petit lapin pour Natsui et un petit chien pour Yuko, ils avancèrent dans la pièce, fixant le sol pour éviter de voir les yeux humides de leur mère. En silence, ils tendirent les bras vers eux. Dans un sourire, les parents les firent assoir sur leurs genoux, Yuko sur ceux de leur père, Natsui assise sur sa mère et la serrant à la taille autant que le pouvait l’enfant.

« Vous n’arrivez pas à dormir ? » Dit leur mère

Incapable de parler, ils hochèrent la tête timidement. Les parents se regardèrent alors et Sophie se mit à chanter une comptine pour enfant :

« Doucement, doucement
Doucement s'en va le jour
Doucement, doucement
À pas de velours
La rainette dit
Sa chanson de nuit
Et le lièvre fuit
Sans un bruit
Doucement, doucement
Doucement s'en va le jour
Doucement, doucement
À pas de velours
Dans le creux des nids
Les oiseaux blottis
Se sont endormis
Bonne nuit»

A la fin de la chanson, Sophie ajouta : « Vous voulez chanter avec maman  et papa ? »

Les yeux des enfants se mirent à pétiller et Natsui hurla presque :

« Oui !! Je veux chanter la chanson d’Anastasia ! »

« D’accord princesse » ria son père « Alors à la une, à la deux… »

Natsui priait pour que cette chanson en famille calme la douleur de sa mère et elle décida de mettre tout son cœur dans cette musique, pour soulager la douleur de sa maman. Elle ferma les yeux.

« A la trois ! »

Dès que Natsui ouvrit la bouche et commença à chanter des milliers de petites paillettes lumineuses apparurent dans la pièce coupant net la voix des autres membres de sa famille. Mais l’enfant, les yeux fermés ne remarqua pas tout de suite les paillettes et continua de chanter. C’est alors qu’elle entendit d’autres mélodies dans la pièce. Ne comprenant pas ce qui se passait elle ouvrit les paupières et failli en rester sans voix. Elle voyait plein de choses tourner et briller autour d’elle. Et elle entendait des musiques émaner de Yuko, de son père et de sa maman. Et celle de sa maman était si triste… Non !  Natsui ne voulait pas que sa maman soit triste ! Alors elle pria pour que sa maman soit heureuse… C’est alors que Sophie ressenti une douce vague de chaleur s’immiscer en elle. Toute sa peine fondit comme neige au soleil, remplacée quasi instantanément par une douce émotion : celle d’avoir fini son deuil, celle de nouveau ouvrir les bras à la vie. Natsui venait de retirer la douleur de la mort de Fernand à sa mère et l’avait remplacé par de la joie.

« …Une ancienne ritournelle, Loin du froid de décembre »


Natsui arrêta de chanter et les paillettes s’évanouir dans la nature. Bouche bée, ses parents regardaient leur fille sans comprendre ce qui venait de se dérouler sous leur yeux. Yuko, d’abord sonné, revint rapidement de sa stupeur et  hurla, les yeux pétillants :

« Ouah ! Natsu ! Comment tu as fait ça ! Tu m’apprendras dit ? »

« Bin… Je veux bien mais je ne sais pas comment j’ai fait… C’est venu tout seul ! »

A ces mots, le regard de Kazuki s’assombrit et il dit à sa femme : « Je peux te parler quelques minutes ? »

Hagard, Sophie se leva et suivit son mari, laissant Natsui et Yuko parler de ce qui venait de se passer. Kazuki, ancien diplomate et maintenant membre important de la sphère politique japonaise connaissait l’existence des Alices et il soupçonnait fortement que Natsui en soit une. En demandant à sa femme de lui raconter comment elle avait vécu l’épisode, il apprit le soulagement qu’avant ressenti son épouse pour l’immense peine qu’elle avait et qu’à présent, elle n’était plus triste mais… Sereine. Le doute du père de Natsui vola en éclat : Il en était sur maintenant, sa fille aînée était Alice.

Abattu, il du s’assoir. Puis, après avoir repris ses esprits il expliqua en détail tout ce qu’il savait à sa femme, lui expliquant qui était sa fille, que ce qui venait de se passer était la manifestation de son  pouvoir… Et qu’elle allait tôt ou tard devoir aller à l’Académie Alice.

« Je suis désolé Sophie… »

Inconsolable, Sophie se remit à pleurer. L’idée qu’on veuille lui arracher sa fille lui déchirait le cœur. D’un commun accord, ils décidèrent de rentrer en France. Plus ils seraient loin du Japon, plus ils pourraient garder leur fille avec eux…

Chapitre 3 : Une vie parisienne.

Dès le lendemain, le nécessaire fut organisé pour que les enfants et leurs parents quittent le Japon dans la semaine à venir. Les jeunes enfants ne comprenaient pas pourquoi ils devaient quitter leur maison mais leurs parents leur ayant dit que c’était très important et de ne jamais parler de l’incident de la chambre et à Natsui de ne jamais recommencer… Natsui comprit que c’était à cause de ce qu’elle pouvait faire et Yuko de même. Ce secret souda encore plus les enfants.

Une fois arrivés en France, les enfants regagnèrent la demeure où d’après leurs parents, ils avaient vécu leur premiers mois. Une magnifique bâtisse de plusieurs étages en plein cœur du XVI arrondissement de Paris. Subjugués par la beauté des lieux, les enfants n’osaient pas avancer de peur d’abîmer les tapis ou de salir le carrelage immaculé. De plus, lorsque que 5 personnes qu’ils n’avaient jamais vu les avaient appelé jeune maître et jeune maîtresse alors qu’il ne les avait jamais vu, les enfants s’étaient réfugiés sous les jupes de leur mère. En définitive, après un fou rire, leurs parents leur  expliquèrent alors qu’ils étaient tétanisés par la peur que ces gens n’étaient autre que la femme de ménage, la cuisinière, le majordome, le jardinier et leur nouvelle nourrice. Pas de quoi s’affoler donc.  Rassurés les petits allèrent les saluer.

A peine entrés dans le salon, ils virent des piles d’enveloppes s’étendant sur le sol. Intrigué, Yuko en prit une et malgré les cris d’horreur du majordome… Les piles effondrèrent comme un château de carte. Mort de rire avec sa sœur, les enfants se jetèrent dans le courrier et se mirent à nager dedans, le majordome à genoux, regardant ses efforts réduits à néant.

Interloqués, Sophie et Kazuki demandèrent à Henri, le majordome, ce que pouvait bien être ce courrier qu’ils n’avaient pas reçu au Japon malgré le suivit des lettres.

« Les demandes en mariage essentiellement monsieur. Depuis quelques jours, elles arrivent en masse. Depuis que madame est devenue Marquise. »

Abasourdis, il fallut quelques temps avant que les parents décident de faire bruler les lettres, sans les lire. Ils n’avaient pas changé d’avis : ni Natsui ni Yuko ne seraient mariés de force.

Il fallut quelques temps aux enfants pour apprivoiser leur nouvel espace, mais encore une fois tout se déroula pour le mieux. Dès la rentré, c’est-à-dire quelques jours après leur retour en France, ils allèrent pour la première fois à l’école, à l’école Alsacienne. Là bas, ils y côtoyèrent des filles et fils de ministres et d’hommes illustres, riches et puissants. Mais malgré tout, les enfants restaient doux, sincères, et jamais méprisants. Ils étaient toujours tous les deux, ce que les parents avaient expressément demandé. Leurs amis étaient des gens de classe moyenne : Natacha, Philippe et Elodie. Ensemble ils s’amusaient bien et passaient des heures dans l’immense maison des Koneko. Ils n’avaient aucun secret les uns envers les autres. Ou presque… Seul celui de Natsui les séparait.

Les enfants grandissaient dans l’insouciance. Brillants à l’école, ils faisaient la fierté de leurs parents. Sinon, Natsui se mit à la flûte traversière et au piano, et son frère au violon et à la guitare. Là aussi, ils se mirent rapidement à développer des capacités. Enfin… Natsui  surtout à la flûte et son frère surtout au violon. Niveau sport, Natsui et Yuko furent inscrits à des cours de danse de salon. D’après leurs parents ils devaient savoir danser, chose importante lorsqu’on faisait parti de l’aristocratie. Puis Natsui fut mise à l’équitation et son frère au tennis. Ensuite, Natsui demanda à apprendre à dessiner. Yuko lui s’en passa très bien. A coté de toutes ces activités et de l’école les enfants lisaient beaucoup l’un à côté de l’autre. Leur lecture était très variée : de Baudelaire à Victor Hugo en passant par Isabelle Allende et Pierre Botero… Rien de rebutait les enfants qui passaient des heures à dévorer des livres, des mangas ou des bandes dessinées.

Niveau culture, Sophie tenait à ce que ses trésors assistent régulièrement à des opéras, des pièces de théâtre, des expositions de peinture etc. Elle les emmenait aussi au musée, visiter des monuments etc Ou encore au cinéma. Elle souhaitait que ses enfants soient le plus instruit possible pour ne souffrir aucune soumission intellectuelle. Ravis, les grands enfants à présent absorbaient tout ce que leur apprenaient leurs parents.
La seule chose que Natsui ne put jamais faire était de chanter… Ce qu’elle rêvait de faire. Yuko lui était inscrit à une chorale mais elle, dès qu’elle essayait de chanter son don se déclenchait. Du coup elle du se priver de cette joie et bien que cela la peinait beaucoup… Elle ne le montrait pas pour ne pas attrister ses parents.
Ils apprirent aussi à jouer aux échecs, aux dames et à d’autres jeux de société comme le go. Et au tarot et au poker aussi. Ne sachant cependant pas bluffer, les enfants étaient assez mauvais au poker. Ce qui faisait rire leurs parents. De toute façon, ils avaient horreur de parier… Alors ce jeu ne leur servait pas trop.

Ainsi les enfants Koneko reçurent une éducation pour le moins parfaite,  catholique, et digne de leur rang.  Et Ils apprirent bien sur le protocole de l’aristocratie. Mais là… Même s’ils le connaissaient par cœur et pouvaient le mettre en pratique parfaitement, les enfants ne supportant pas les réceptions mondaines, ils faisaient souvent des bêtises ou remettaient plus ou moins convenablement toutes les personnes hypocrites qui les approchaient à leur juste place, c'est-à-dire pas très haut. Rapidement, ils héritèrent du surnom des « Jumeaux grecques», Yuko étant comparé à Apollon et Natsui à Artémis. Indomptables.

Cependant, les demandes de mariages continuaient à pleuvoir pour les deux enfants, qui n’en savaient rien.

Chapitre 4 : Multiples agressions

Le 7 février 2011, un drame secoua la famille Koneko. Ce jour là, Natsui et Yuko se baladaient dans le jardin de leur propriété, un homme âgé d’une vingtaine d’année se mit devant eux. Avant même que Natsui ou Yuko ne puissent réagir un deuxième homme, cette fois beaucoup plus jeune : 15 ans, se plaça derrière eux. Et tout se passa très vite, pendant que le premier homme  ceinturait Yuko, le deuxième plaça un mouchoir devant la bouche de Natsui… Elle avait beau se débattre, elle n’arrivait pas à se dégager de là. Puis doucement, elle s’effondra.
Quand elle se réveilla, elle n’était plus dans son jardin mais dans une salle, petite et faiblement éclairée. Paniquée, elle s’aperçue qu’elle était ligotée et bâillonnée. A côté d’elle, elle vit Yuko, toujours endormi. Ses pensées tournant à toute allure dans sa tête elle n’arrivait pas trop à se rappeler ce qui s’était passé, la tête lui tournant toujours à cause de la drogue. Soudainement, une brèche lumineuse apparue dans la pénombre et un homme entra dans la pièce puis il referma la porte et le noir revint. Ou presque : il tenait une lampe torche qui faisait un faible faisceau lumineux.

« Alors on est réveillée Princesse ? »

Natsui blêmit soudain. Elle reconnu le garçon de 14-15 ans qui l’avait capturé. Blond aux yeux orangés, un doux sourire était dessiné sur ses lèvres.

« Tu t’appelles bien Natsui n’est-ce pas ? »

Timidement, Natsui hocha la tête.

« Parfait, le boss sera content… Moi je m’appelle Carl. Enchanté de te connaître Natsui »

Etrangement, ce garçon  avait l’air amical. Ce qui dérouta un peu Natsui. Il s’agenouilla au près d’elle et attendit un peu en la détaillant avant de dire. «  J’espère que je ne t’ai pas fait trop mal tout à l’heure. J’ai été un peu brusque avec toi car on devait se dépêcher. »

Natsui sentit alors Yuko bouger à ses pieds et le vit ouvrir les yeux. A  peine s’était-il redressé que le blondinet sorti un revolver et l’abattis sur la tête de son frère, toujours un sourire amical sur le visage.

« Toi, dors. On ne t’a pas sonné »

Le cœur de Natsui failli exploser de peur et de douleur.

« Bref nous en étions où… Ah oui » dit le jeune garçon. « Pour l’instant c’est avec toi qu’on a décidé de parler petite. Alors… »

Il souleva Natsui et se mit à traverser la pièce sombre « … Tu vas te comporter comme une gentille petite fille bien obéissante. Tu vas faire tout ce qu’on te dit de faire et il ne t’arrivera rien. » Il avait toujours ce sourire aux lèvres qui tétanisait Natsui.

Il la porta jusque dans une salle ou se trouvait l’autre garçon, qui lui ne souriait pas du tout et avait un regard dur. Natsui fut assise et attachée à une chaise. Le plus vieux des garçons s’approcha d’elle et lui dit sur un ton sec : « Toi, j’vais te passer tes parents. Tu vois le texte là derrière l’écran, tu le réciteras. Et pas d’entourloupe ou tu le payeras très cher. Et je doute que tu veuilles qu’on fasse du mal à ton frère ou qu’on te touche trop…intimement. Le sang de Natsui battait dans ses tempes et une colère sourde mais puissante s’ancra dans son esprit. Elle sentait quelque chose vivre en elle… Et qui ne demandait qu’à sortir avec sa colère et sa peur.

Pendant que le plus jeune composait le numéro de téléphone et parlait avec les parents de Natsui, l’autre s’apprêtait à retirer le bâillon. La plus grosse erreur de sa vie. Dès que le téléphone fut approché de la bouche de Natsui et que plus rien d’obstruait sa bouche, la digue de sa colère se brisa et l’Alice de Natsui se déclencha sous le coup de tant d’émotions fortes pour une petite enfant. Avant que Natsui ne sombre dans l’inconscient à cause de l’utilisation de son Alice, elle eut juste le temps de voir les deux garçons allongés par terre en train de pleurer et de gémir comme des enfants.

Lorsque Natsui revint à elle, la police était là avec ses parents et Yuko. Ils étaient livides. Quand Natsui regarda autour elle, il y avait aussi le SAMU.

« Natsui… Ma chérie… Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi les jeunes hommes sont blessés comme ça ? »
Natsui resta interdite. « Mais… Je n’ai rien fait ! » se mit à pleurer la petite fille.

« Ecoute gamine, on arrive et on  trouve deux hommes aux bords de la mort et tu vas nous faire croire que tu n’as rien fait ? Te fout pas de nous ! » hurla un policier.

Tétanisée Natsui ne pouvait plus parler. Pourtant elle en était sure… A part chanter, elle n’avait rien fait…
Lorsque les empreintes sur les couteaux révélèrent que les deux hommes avaient voulu se suicider et comme avec le choc ils étaient devenus amnésique, l’affaire fut classée. Pourtant, Kazuki savait que Natsui était responsable de l’accident. Il avait entendu sa fille chanter et il savait qu’elle avait utilisé son Alice… Lui-même à l’autre bout du combiné avait ressenti les effets de  l’Alice de sa fille et avait failli faire des bêtises.

Natsui quant à elle était totalement terrorisée. Les cris du policier et les menaces de ses agresseurs avaient totalement ébranlé sa confiance dans les hommes. Surtout le sourire du plus jeune…  Mais elle n’était pas au bout de ses peines… Quelques jours après l’incident, son père, sa mère et son frère l’attendaient dans le couloir de la demeure familiale. Dans un beau sourire Natsui couru vers eux. Mais elle fini par ralentir et se pétrifia de peur. Son père pointait une arme sur elle ? Un revolver pour être précis. Tétanisée, Natsui ne pu rien dire, et regarda sa mère qui avait le visage dur et son frère aussi. Et qui pointaien également une arme sur elle.
Prise de panique, Natsui articula quelque chose de vaguement compréhensible en demandant ce que se passait. Son père sourit et tira sur elle. Heureusement, il l’a rata. Mais par contre, elle ne le rata pas. Totalement submergée par la peur et l’incompréhension, Natsui plongea dans le monde de son Alice : un monde sans émotion pour elle. Elle déclencha son Alice sur les membres de sa famille et les réduit à l’état de lavette humaine. Comme elle avait fait pour ses agresseurs. C’était tellement simple pour elle. Mais elle reprit conscience avant de les emmener au point du suicide et relâcha l’emprise qu’elle avait sur eux… Et tomba à genoux. Elle se sentait très faible… C’est alors qu’elle vit 4 personnes arriver dernière sa famille. Tout sourire, ils retirèrent des sortes de boules quies de leurs oreilles et dirent à Natsui :

« Un bien bel Alice que tu as là petite princesse… Très fort et très dangereux n’est-ce pas ? »

Natsui ne comprenait rien à ce qui se passait. Elle était trop sous le choc.

« C’est nous qui avons contrôlé ta famille, Mistinguette. Enfin 3 d’entre nous. Ne t’inquiète pas, ils n’ont jamais voulu ta mort… »

Ils récupérèrent leurs armes sous le regard perdu de Natsui… Qui émergea enfin et voulu utiliser son Alice sur eux pour les punir de ce qu’ils avaient osé faire. Cependant avant même qu’elle ait pu chanter, ils avaient déjà disparu. Elle le comprit bien plus tard mais le 4ème membre avait l’Alice de téléportation.

Chapitre 5 : Le temps des explications

Quelques jours après l’incident, le père de Natsui entra dans sa chambre sous le regard méfiant de sa fille. A présent, elle se méfiait de tout le monde…

« Natsui ma chérie, il est tant que je te parle des Alices… »

Alice. Le mot fit l’effet d’une bombe dans la tête de Natsui. Elle se souvenait mot pour mot des paroles des 4 agresseurs ‘’ Un bien bel Alice que tu as là petite princesse… Très fort et très dangereux n’est-ce pas ? ‘’
Natsui voulu pleurer mais retint ses larmes.

« Un Alice ma petite… C’est un… Pouvoir. Certains enfants naissent avec ce pouvoir. Ainsi, ils sont différents des autres enfants et on les appelle des Alices. Tu es une Alice ma chérie et je pense que ton pouvoir agit sur les émotions quand tu chantes. »

« Comme avec maman ? » osa dire la petite fille

« Oui… Ou comme avec les différents agresseurs que tu as vus. »

Natsui s’assombrit.

« Bref, cet Alice est un don ma chérie. Un don du ciel. Maintenant certains cherchent à s’en emparer. C’est pour ça que tu es en danger maintenant. Les premières personnes qui t’ont kidnappé voulaient seulement une rançon. Mais lorsque tu as utilisé ton Alice pour te défendre…  Certains ont eu vent de l’information et te recherchent à présent. Tu dois donc faire très attention. Sinon, tôt ou tard tu devras aller dans une académie : l’Académie Alice, à Tokyo. C’est là bas que les enfants Alices vivent et étudient. »

« Mais je ne veux pas moi ! » hurla Natsui, désemparée.

« Nous non plus ma chérie… Mais tu n’auras pas le choix. On a tout fait pour retarder l’inévitable… Et on essayera encore. Mais j’ai peur que ça ne suffise pas… »

Chapitre 6 : La décision d’entrée à l’Académie

Les mois qui suivirent se passèrent sans encombre. Cependant… Cela ne pouvait pas durer. Alors que Natsui commençait à oublier l’avenir qui l’attendait, il lui fut brutalement rappelé. Un soir, en rentrant chez elle avec Yuko, elle vit des hommes en noirs sortir de sa maison. Les enfants se regardèrent et coururent chez eux. Ils y trouvèrent leur mère abattue et pleurant à chaudes larmes. Ne comprenant pas, ils tournèrent leur regard vers leur père, qui leur sourit tristement et dit simplement : « C’était des envoyés de l’Académie… »

Le sang de Natsui ne fit qu’un tour et elle dit avec peine : « Et ? »

Une larme coula des yeux de son père qui lui dit : « Ma chérie… Maintenant qu’ils nous ont trouvé… Tu vas être obligée d’y aller… »

« Non ! » Hurla Natsui qui couru s’enfermer dans sa chambre, laissant sa famille pleurer derrière elle. Elle s’écroula sur son lit et se mit à pleurer longuement puis tomba de sommeil. A son réveil, en plein milieu de la nuit, elle décida de se protéger seule puisque personne ne pouvait le faire. Sa famille, aussi gentille qu’elle soit ne pouvait rien pour elle. Oui, c’était à elle de se prendre en main. C’est ce soir là qu’elle s’interdit de pleurer. C’est aussi ce soir là qu’elle fut complètement détruite.

Descendant à la cuisine pour boire un verre d’eau car elle avait soif d’avoir tant pleuré… Un détail retint son attention et l’affola : la lumière de la cuisine était allumée ? A 2h du matin passée ? Son instinct lui souffla de s’enfuir mais elle se rassura en se disant que ses parents avaient du l’oublier. Prenant son courage à deux mains, elle s’approcha de la porte et fut saisit d’effrois. Du sang. Plein la cuisine. Et ses parents et son frère en plein milieu. Et ces deux hommes qui étaient là, assis sur des chaises, elle les reconnaissait… C’était ceux de la dernière fois ; celui qui lui avait parlé et le mec qui pouvait se téléporter.

« Bonsoir Natsui… »

Mais Natsui faisait à peine attention à eux. Elle se précipita sur les corps de ses parents et de son frère. Et elle senti battre leur pouls. Faiblement mais il était là. Elle regarda alors le téléphone.

« Non Natsui… Il est cassé. Tu ne pourras pas l’utiliser. Faut que  tu nous rejoignes pour  les sauver. »

« Mais qui êtes vous bon sang » hurla l’enfant en retenant ses larmes.

« Nous ? Bah… Nous appartenons à une confrérie… La confrérie Alpha. Rejoins nous Natsui, ton Alice nous intéresse beaucoup »

La colère de Natsui explosa et elle dit, le ton glacial « Plutôt crever »

Elle se releva doucement, sous le regard amusé des bourreaux de sa famille. Très vite remplacé par de l’inquiétude. De multiples particules de lumière commencèrent à illuminer la pièce et à se rassembler autour de Natsui.

« Ca ne sert à rien gamine, on a des boules quies Alice… Ton Alice ne peut rien contre. Ca va juste te fatiguer »

Mais c’était bien de la peur qui brillait dans les yeux des deux hommes en face d’elle. Et pour cause, les yeux de Natsui aurait pu réveiller les morts. Mouvants, on aurait dit que l’Alice de Natsui allait exploser à l’intérieur de la petite fille.

Sans prendre la peine de répondre Natsui libéra les digues de son Alice et l’utilisa à une puissance qu’elle n’avait jusqu’alors jamais utilisée. Les boules quies lui résistèrent quelques secondes puis elles éclatèrent. Pas assez puissantes pour  retenir le chant de l’enfant. Les deux hommes tombèrent au sol, dans le coma.

Natsui tomba au sol, lessivée. C’est alors que 5 hommes vêtus de noirs passèrent l’embrasure de la porte. Furieuse d’avoir laissé des hommes encore en état de vivre alors qu’ils lui voulaient du mal Natsui failli réutiliser son Alice. Et s’arrêta net, reconnaissant les hommes qui avaient quitté son domicile quelques heures auparavant. Deux d’entre eux allèrent s’occuper des membres de la confrérie et les téléportèrent Natsui ne savait où et un autre se pencha sur les corps de sa famille et hurla au quatrième : « Appelle l’académie, dépêche toi on va les perdre ! »

Pendant ce temps là, un autre homme s’approcha de Natsui et lui dit : « Petite Natsui, il va falloir que tu viennes avec nous »

De la haine à l’état pur accueillit ses propos dans les yeux de Natsui et l’homme se garda bien de la fâcher d’avantage… C’est alors qu’un homme se téléporta dans sa maison avec deux autres personnes en blouse blanche.

« Ce sont des médecins Alices. Ils vont sauver tes parents et ton frère.  Maintenant… Cela à un prix Natsui. »

Elle comprit où il voulait en venir et elle demanda la voix éteinte : « Il n’y a qu'eux qui peuvent le faire ? »

« Honnêtement… Vu la minuscule étincelle de vie qu’il leur reste… Oui »

« Et ils s’en sortiront ? »

« Malgré leur Alice… Il faudra bien plusieurs années avant qu’ils reviennent à eux et qu’ils soient entièrement rétablis. »

« … Et vous ferez tous ça si je viens à l’Académie ? » Questionna l’enfant, le regard toujours vide.

« Oui. Oui on les sauvera et on les soignera du mieux que nous pourrons. »

« Alors je viendrais » dit la petit Marquise. « Mais d’abord… Je veux un notaire »

« C’est à cause de la fortune de tes parents tu t’inquiètes ? Le nécessaire va être fait ne t’inquiète pas. Maintenant… Prend quelques affaires et viens avec nous »

Natsui  fit quelques mètres avant que l’homme en noir lui hurle de revenir. Un incendie venait d’éclater à l’étage et se propageait comme une trainée de poudre.

« Qu’est-ce q… ? »

Natsui sorti en courant de la demeure familiale et regarda sa maison bruler. Puis elle se tourna vers l’homme en noir et lui demanda:

« Qu’est-ce qui s’est passé ? Ou est ma famille ! »

« En sécurité, on les a téléporté… Sinon ça c’est une vengeance de la confrérie Alpha pour t’être opposée à eux. »

Il y eut un silence puis l’homme rajouta « Viens à présent… On va à l’académie. Tu y seras en sécurité.»

Il lui désigna une voiture et Natsui monta dedans, non sans regarder les flammes qui engloutissaient sa maison et ses souvenirs. Sa vie venait d’être ravagée comme sa maison ce 2 Avril 2012…


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Comment as-tu connu le forum? Je fais parti des gens qui en sont à l’origine xD
Comment l'améliorer : Hum. Pour l’instant je le trouve bien comme ça.
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Dernière édition par Natsui Koneko le Sam 25 Aoû - 1:02, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Natsui Koneko   Mer 15 Aoû - 18:23

C'est ok pour moiiii ~ Quelques fautes mais bon, on va pas chipoter xD
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MessageSujet: Re: Natsui Koneko   Mer 15 Aoû - 19:01

C'est une belle présentation ^^
Je suis OK ^^
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MessageSujet: Re: Natsui Koneko   Mar 28 Aoû - 18:38

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Ta fiche est maintenant validée, félicitations ! Ton rang étoilé est de trois étoiles ! Tu peux désormais aller poster librement dans l'académie. N'oublie pas d'aller faire recenser ton avatar dans le bottin des avatars disponible ici, d'enregistrer la date d'anniversaire de ton personnage ici et de faire une demande de chambre au niveau de ton dortoir.

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