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En toute amitiééééé {Rp prédef}{PV Shuun}

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MessageSujet: En toute amitiééééé {Rp prédef}{PV Shuun}   Dim 21 Fév - 19:04


Après s’être donné rendez vous, la professeure avait foncé chez elle pour se préparer. L’eau chaude de la douche l’avait aidée à se détendre et c’était bien ce qu’il lui fallait. L’ennui, c’est qu’elle avait passé plus de temps dessous que prévue.
Elle en était sortie et avait choisi avec grand soin sa tenue. Elle hésitait entre prendre quelque chose de décontracté ou d’un peu plus habillée mais tout ce qu’elle trouvait était « trop trop ». Elle ne voulait pas donner l’impression qu’elle se négligeait ou négligeait son collègue et d’un autre côté, elle n’avait pas l’intention de paraître trop chic si lui ne l’était pas. Et puis ce n’était même pas un « grand »restaurant, juste une petite brasserie et puis…
Elle finit par trouver une jolie robe noire en coton. Elle passa un leggins en dessous pour éviter d’avoir froid (on était en décembre après tout…) et mis une petite paire de ballerine. Mais l’ensemble faisait trop noir. Elle n’allait pas à un enterrement tout de même ! Elle mis une petite ceinture blanche qui faisait ressortir la robe.

Elle perdit dix minutes à peser le pour et le contre de se maquiller et finir par choisir que oui, mais juste un peu.
Juste un peu de poudres pour réausser son teint.
Juste un peu de mascara pour rendre ses cils un peu plus présents.
Juste un peu de fard à paupière, couleur doré, pour aller avec sa peau. Il pailletait un peu. Elle avait l’impression d’avoir volé celui de sa petite sœur.
En farfouillant dans sa trousse qu’elle devait ouvrir tout les 36 du mois, elle trouva un vernis étoilé. Elle ne put vraiment y résister et perdit cinq minutes à le mettre correctement.

Il ne lui restait que dix minutes pour se rendre à central Town et la navette partait dans cinq minutes. Aaaaah.
Elle mit rapidement une larme de parfum (pas plus !) et courut jusqu’à l’arrêt de bus.

Elle arriva pile à l’heure et de ce fait pensa qu’elle était en retard. Elle scruta le restaurant à la recherche de son collègue et le trouva déjà attablé, consultant la carte.
Elle s’approcha de lui et s’excusa promptement :


-Oh, je suis navrée. Vous m’attendiez depuis longtemps ?
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MessageSujet: Re: En toute amitiééééé {Rp prédef}{PV Shuun}   Dim 21 Fév - 22:53



Acte Premier - Scène 3, partie 2


Katsu feat. Fuminori Otonu


Cette désinvolture ma sis finalement parfaitement ! Et pourquoi cela ? Car je pus obtenir ce dîner auprès de cette belle femme qu'était Shukaku-san ! Oh, merci Fuminori, d'être venu squatter mon cours, jamais je ne pourrais autant te remercier pour ce premier rendez-vous passé avec cette charmante dame d'âge un peu plus mûr que le mien. En même temps, comment est-ce-que vous voulez que je la vois autrement ? Puis elle était bien plus vieille que moi, donc en matière d'expérience, forcément qu'elle pouvait donner ! … En matière de relation amoureuse, j'entends bien. Je me doute que niveau sexe… Enfin, je ne voulais pas parler de ça, à la base,donc ne parlons pas de ça. Il en vaut mieux ainsi, je pense. Mais qu'est ce que je disais à la base, moi ? Ah oui, c'est vrai. Le rendez-vous !

« - Qu… Quoi ? Ce soir ? Enfin je veux dire… Avec plaisir oui. Mais je dois... Enfin j’aimerais… aller me changer avant alors si ça ne vous ennuie pas... »

Comment… ? Elle déciderait de… De se faire belle ? Elle était vraiment belle, mignonne, adorable, craquante. Une des plus belles femmes que je puis rencontrer à ce jour. C'est marrant qu'en environ un an de carrière, je ne l'avais jamais rencontré, auparavant. Il n'empêche que, j'avais finalement décidé de franchir le pas, et de faire quelque chose de ma vie, soit, inviter cette demoiselle au restaurant. De plus, le restaurant venait d'ouvrir pour Noël ? Celui dans lequel nous allons aller, j'entends bien.

« - Ils ont ouverts un petit restaurant pour Noël. Nous n’avons qu’à nous retrouver là bas dans… 1 heure ? Si cela vous convient. »

Une heure ? Ça me paraissait court, mais j’acquiesçai finalement comme un imbécile, ne m'empêchant de sortir un simple

« - Ça me convient. À tout à l'heure. »

Je me retournais vers le pauvre garçon qu'on avait peut-être un peu trop laissé de côté… Je me mettais à son niveau avant de lui dire en souriant

    « - Ne t'en fais pas, on reparlera de tout ça plus tard. Je verrai pour ton changement de classe, je te souhaite une agréable soirée, petit gars ! »


Je le faisais sortir, fermait ma salle à clé, et j'en profitais pour, en sautillant presque, en étant le plus souriant du monde, traverser les couloirs jusqu'à dans ma chambre. Qu'est-ce-que c'était sympathique, bon dieu ! Jamais un trajet ne m'avait parru aussi simple et léger. D'habitude, c'est pesant de rentrer dans son dortoir, même si on se dit qu'on pourra se taper une game de Counter Strike sur mon compte double AK avec les autres joueurs, juste pour le troll le plus indiscutable car il n'existait encore aucun Global Elite sur l'ensemble du réseau Intranet, néanmoins, je prenais mon pied à jouer contre les autres joueurs de cet établissement, mais le manque d'expérience me désolait tellement…

Est-ce-que je devais prendre ma guitare ? En voilà un grand dilemme. Je n'avais aucune idée de ce qu'on allait faire de la soirée. Qui sait, peut-être qu'on allait juste être au restaurant ? Écoutez, si nous n'avons pas seulement l'occasion de quitter le restaurant, je feindrais l'excuse que je devais aller récupérer ma guitare chez un ami qui avait une alice d'instruments de musique. De toute façon, il existe tellement des pouvoir sur absolument tout et n'importe quoi, que c'est obligé que ça passe. Je mis ma Takamine dans ma housse de guitare, avant de regarder les différentes tenues que j'avais : comment allais-je m'habiller ce soir ?

C'est ma foi une excellente question, que je me posais là, et dont la réponse ne vint pas tout de suite. Je me dis qu'il fallait s'habiller d'une manière sobre et élégante pour accueillir une jeune femme comme il se doit. Je regardais un peu dans ma penderie, cherchant des habits qui me tiendraient à la fois chaud, pour la soirée, et qui m'iraient bien, par-dessus tout. J'hésitais à tout bâcler en sortant un pull, un jean et une grande veste, mais mon choix s'avéra être un peu plus long. Deux minutes, environ. Je cherchais parmi mes plus beaux vêtements, hésitant vraiment sur quoi mettre… Mon choix fut finalement fait au bout de trois ou quatre minutes : je prendrai un pantalon en soie, que je prenais généralement pour les grandes occasions, ainsi qu'une chemise en tissu, avec des traces de velours, dessus. Pour mes bottes, je prendrais mes santiags, suffisantes pour affronter la neige potentielle de ce soir.je retrouvais mes gants en cuir fin, et il ne me manquait que le plus important : un Lopez en cuir naturel, noir, au petit bandeau bordeaux. Il ne me manquait que mon magnifique trench-coat en cuir… Bon, en revanche, une douche s'imposait clairement.

Il me restait une vingtaine de minutes, encore, à attendre, après cette douche revigorante au possible. Je mis une dizaine de minutes avant de choisir comment coiffer mes cheveux : un chignon qui laisse malgré tout tomber une grosse partie de mes cheveux, tenus par deux baguettes en jade. J'enfilais ainsi les vêtements sorties de ma garde-robe, voulant me présenter comme quelqu'un avec une prestance sans égale, avant de finalement sortir ma guitare au dos. Je courus pour être en avance, prenant la navette qui allait me rater de quelques secondes, me retrouvant ainsi en pleins Central Town, à aller traîner de nouveau du côté des restaurants. J’espérais que ceux qui m'y connaissent ne m'en voudront pas trop à cause de l'incident malencontreux qu'il y eut avec Masao…

Une fois ça bien pensé dans ma tête, je me dirigeais vers le fameux restaurant qu'elle m'eut indiquée, leur demandant simplement s'ils avaient une table. Le gugus me demanda si nous avions réservés. Heureusement que le restaurant n'était pas plein ce soir-là. Et tant mieux d'ailleurs, j'y songerai la prochaine fois, tiens. Réserver. Ça peut sauver des vies. Il n'empêche qu'il avait une table bien installée, du côté de ce qui semblait être une cheminée. L'ambiance y était particulièrement chaleureuse, les murs en pierre donnait un certain côté rustique appréciable, et les gens habillait d'une manière assez distinguées, mais pas trop, ne louchaient pas trop sur ma tronche, la plupart ne m reconnaissant sans doute pas. Tant mieux. Un serveur vint chercher mon manteau ainsi que ma guitare. Je m'installais ainsi sur cette chaise, qui, au bord du feu, me paraissait vraiment très confort. Je n'avais qu'à y attendre la demoiselle en question.Prions pour qu'elle n'ait pas oubliée.

Je scrutais un peu leur assiettes végétariennes, me disant qu'ils auraient peut-être quelque chose à mon goût. Je mit un temps avant de me décider, mais assez pour faire venir mon rendez-vous (que ce mot est amusant, décidément). On allait sans doute parler de son élève un temps, mais j'en espérais un peu plus. Il n'empêche qu'elle arriva, un peu affolée, s'excusant pour… ?

    « - Oh, je suis navrée. Vous m’attendiez depuis longtemps ?

    - Eh bien, oui, mais ce n'est pas grave, étant donné que c'était l'heure à laquelle on s'était donné rendez-vous, il me semble, non ? »


Je gloussais un instant, la laissant prendre place, et la laissant, elle, entamer la conversation. Allait-elle parler d'entrée du jeune Fuminori ?

    « - Pour ma part ce sera une assiette végétarienne classique. Vous prendrez ? »

♦ ♦ ♦



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MessageSujet: Re: En toute amitiééééé {Rp prédef}{PV Shuun}   Dim 28 Fév - 0:21

- Eh bien, oui, mais ce n'est pas grave, étant donné que c'était l'heure à laquelle on s'était donné rendez-vous, il me semble, non ? »

Ces simples mots la firent paniquer intérieurement. Elle aurait dû prévoir plus de marge, ou moins trainée. Ou les deux. Elle s’assit et prit la carte. Qu’y avait il de bon à manger ?

- Pour ma part ce sera une assiette végétarienne classique. Vous prendrez ?

Quoi ? Il avait déjà choisi ? Il avait dû réellement l’attendre depuis un bon moment.

-Oh.. Euh... Je regarde, je regarde.

Elle avait une vague envie de curry mais elle ne savait s’ils en avaient ou juste s’il était convenable de manger un tel plat à un rendez vous galant.
Mais oui, ils en avaient.
Il y avait également ce plat en sucré-salé, «l’assiette florale» qui lui faisait bien envie. Cela faisait qu’elle n’en avait pas gouté. De plus, certains ingrédients lui étaient inconnus.
Elle pesait le pour et le contre, se cachant derrière son menu, mais ses yeux finissaient toujours par remonter et observer son collègue.
Il avait réellement sorti le grand jeu et elle devait avouer que sa tenue était... très élégante. Bien plus qu’elle n’aurait cru qu’il puisse mettre. A côté de lui, elle se trouvait mal vêtue, négligée, et elle en avait un peu honte. Elle aurait dû faire plus d’effort dans sa tenue...
Alors que lui... Tout le mettait en valeur. Que ce soit le choix du vêtement qui devait être doux au toucher, l’assortiment des couleurs, ses longs cheveux qui encadraient son visage.
Il n’y avait pas à dire, c’était vraiment un bel homme.
Elle se sentit rougir, mais pas pour les mêmes raisons que précédemment.

-Vous avez choisis messieurs dames ?

Elle sursauta aux paroles du serveur. Passant commande après Matsumoto, elle se décida finalement pour l’assiette florale. Et une petite bouteille de saké doux.
Au diable le cury !

Mais désormais, elle n’avait plus de bouclier et c’était à elle d’engager la conversation. Oh la la....
Elle se doutait que parler de son travail ne serait pas une bonne idée, du moins d’entrée de jeu. Et c’était pourtant le seul sujet qu’elle maitrisait. Elle était réellement peu douée en relations humaine.
Se remettant une mèche de cheveux derrière l’oriel, elle tenta une approche :

-Donc, vous aimez les légumes ?

Oh mon dieu c’était horrible.

-Je veux dire, c’est rare qu’un homme prenne un plat végétarien.


Elle s’enfonçait, elle s’enfonçait. C’était de pire en pire !
Elle se résigna donc à retourner au seul sujet qu’elle connaissait.

-Et sinon, cela fait longtemps que vous êtes enseignant ici ? Je ne vous avais jamais vu auparavant.

Sans doute que formulé ainsi, cela passerait mieux...
Enfin espérons !!!
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MessageSujet: Re: En toute amitiééééé {Rp prédef}{PV Shuun}   Dim 28 Fév - 12:33



Acte Premier - Scène 3, partie 2


Katsu feat. Fuminori Otonu
(Ou plutôt, Shukaku-san)



    « - Oh.. Euh... Je regarde, je regarde. »


Elle mit un certain temps avant de se décider. Je n'allais pas non plus la forcer à se magner le train pour commander quoique ce soit à manger, j'étais là, ou plutôt, nous étions là pour passer une soirée dans le plus grand des calmes. Elle paraissait timide, pour une dame de son âge, c'était vraiment amusant. Elle devait avoisinait la trentaine, peut-être un peu moins, qui sait. En tout cas, elle était franchement belle. Ses cheveux noirs collait très bien à son visage fin et ravissants. Ses yeux amandes étaient magnifiques, et ça tombe bien, c'est pour ça que j'aimais les japonaises. Elle était vêtue simplement, et c'est sans doute ce qui lui allait le mieux. Trop exagéré, ça l'aurait vieillit. Par contre, je ne pus supporter son maquillage issue de probable graisse de baleine. Mais bon, elle n'en n'avait pas mis en quantité, juste assez pour se rendre belle. On va dire que je vais abstraction pour ce soir (puis je suis assez mal placé pour parler, avec mon canapé en cuir québécois véritable).

Le serveur arriva, son costume bien porté et son petit carnet à la main, il nous regarda avec des yeux insistants, un regard qui paraissait être plein de bonne volonté, l'envie de bien faire. Il nous voulait pas paraître lourd, mais il avait quand même besoin d'être rapide. Ça se voyait qu'il stressait un peu. Il savait se contrôler dans sa voix, et ne bagayait pas, mais ses doigts qui s'agitaient un petit peu sur son calepin faisaient de lui un homme un tant soit peu stressé : il bossait ici depuis vraiment très peu de temps. Et ce qui me fit conclure tout ça ? Il était jeune. Comme à peine sorti de l'université. Il devait avoir mon âge. Il finit donc par parler, nous demandant avec une simplicité qui paraissait presque déconcertante pour un débutant :

Vous avez choisis messieurs dames ?

    « - Je prendrai une assiette végétarienne, Aloo Palak, ainsi qu'un vin de Château Margne. C'est français, non ? Je vais donc prendre ça.

    - Ah, heu… une assiette florale. Avec une petite bouteille de saké. Doux. »


Hésitante, stressée, j'avais l'impression qu'elle ne voulait pas me décevoir. C'était assez amusant. Elle aussi, elle espérait quelque chose de ce rendez-vous (ce mot est trop marrant, merde!) ? Soit. Je ne comprend et ne comprendrai sans doute jamais les filles, donc je ferai abstraction à cela.

À peine le serveur fut partie qu'elle tenta d'engager la conversation. Je ne le ferai pas pour la simple et bonne raison que je n'avais pas grand-chose d'intéressant à raconter. Parlons boulot, certes, c'était la raison pour laquelle je l'avais officiellement invité au restaurant. Mais bon, j'en suis pas encore là, réduit à cela. Du coup, j'en profiterai pour laisser passer un peu le temps, et qui sait, peut-être qu'on oubliera de parler du jeune Otonu ? Non, vraiment, je n'espérais, car il mériterait qu'on prenne un peu de temps pour lui. On en parlerait sans doute plus tard, mais en attendant, nous n'en n'étions pas là. En attendant, je voulais profiter de ce moment agréable que m'offrait la vie. C'était tellement rare, ces temps-ci…

    « - Donc, vous aimez les légumes ?  Ok, je crois que c'est moi qui mènerait les conversations, en fait… Je veux dire, c’est rare qu’un homme prenne un plat végétarien. »


En somme, ce n'était pas drôle. Il en est de la nature de l'homme d'être curieux, et de se poser tout un tas de questions. C'est ce pourquoi il a crée Dieu, en passant, et tout autre entité qui lui permettrait de répondre à des faits tous plus improbable les uns que les autres. Néanmoins, là, ça relevait un peu plus du surnaturel qu'autre chose… Le seul moment où les enseignants sont en capacités de sa voir, c'est au self, or, je ne mange pas self, car je me prépare mes assiettes de légumes et de tofu. Par contre, crois que je prend une assiette végétarienne parce que j'aime les légumes… Bon, en somme, ce n'est clairement pas improbable, mais… Imaginez-vous, vous êtes face à moi et vous avez sorti ça. Et je vous regarde d'une manière que l'on pourrait qualifier d'impassible. Je me tais, je ne dis rien. Juste, je laisse passer. C'est parce que vous n'êtes pas à la place de ma lèvre inférieure.

Elle était dans ma bouche, l'air de dire que j'attendais quelque chose. Je me retenais simplement de ne pas exploser de rire, pour ne pas lui manquer de respect. Du coup, je faisais en sorte de concentrer mon attention sur autre chose que cette phrase purement et simplement débile. Je me mordais ainsi très fortement la lèvre, mais VRAIMENT très FORTEMENT, afin de pas laisser une onde de suspicion au niveau de mon regard. Par contre, je me doutais que ma lèvre allait être rouge sang, à force de mordre sur celle-ci comme un dégénéré… Bon, je pense qu'elle se rendit vite compte que ce qu'elle racontait, c'est n'importe quoi. Résultat, elle changea de sujet.

    « - Et sinon, cela fait longtemps que vous êtes enseignant ici ? Je ne vous avais jamais vu auparavant »


Je pouvais relâcher la pression sur ma lèvre. C'était un miracle qu'elle était encore intacte. Du coup, j'en profitais pour lui répondre simplement – après avoir soufflé un petit coup, sans pouvoir vraiment m'empêcher de lâcher un rire en deux temps :

    « - Je suis enseignant depuis l'an dernier. Je sors à peine de l'université, je n'suis qu'un gamin, voyons, ha ha ! »


Je ne pus m'empêcher de faire un peu d'humour sur ce point, avant de reprendre finalement.

    « - Si vous ne me voyez peu, c'est normal. Je suis en salle des professeurs uniquement quand il y a personne, ou peu de monde, et pour ce qui est de la cantine, je n'y vais pas, car je me prépare mes propres plats. Pour répondre à votre question, justement, je suis végétarien à 80 % donc bon… Forcément qu'une assiette végétarienne me sis plus aisément. »


Je posais mes coudes la table, ma tête sur mes mains, j'attendais. Elle avait l'air en accord avec ce que je lui disais. De nouveau plus rien. On se regardait dans le blanc des yeux, attendant aussi bien l'un que l'autre réponde. Encore une fois, je ne dirai rien. Je la regardais une nouvelle fois. De quoi avait l'air mes yeux ? Bonne question. Je sais juste que j'affichais un léger sourire, content du début de ce rendez-vous (ce mot, mais ce mot!!). Par contre, je sais que ce silence deviendrait très vite gênant, perturbant, mais bon. C'est à ça qu'on reconnaît deux personnes qui s'entendent bien. C'est comme ça qu'on voit si on se plaît avec une personne. Quand on peut se taire tout à fait au moins une minute et profiter du silence. Et je profitais également de son regard.

♦ ♦ ♦



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MessageSujet: Re: En toute amitiééééé {Rp prédef}{PV Shuun}   Dim 13 Mar - 23:02

Shukaku se sentit un peu vexée quand elle l’entendit rire. Elle savait que sa phrase avait été stupide mais c’était encore pire quand il s'en moquait.

- Je suis enseignant depuis l'an dernier. Je sors à peine de l'université, je n'suis qu'un gamin, voyons, ha ha !

Un gamin ? Oui effectivement, par rapport à elle. Elle se sentit comme une cougar tout d’un coup. Une si grande différence d’âge, était ce normal ?
Certes, elle était anormale d’être vieille fille encore mais elle avait des justifications : son métier, son alice. Quelle excuses userait-elle pour sortir avec un jeune adulte ?

- Si vous ne me voyez peu, c'est normal. Je suis en salle des professeurs uniquement quand il y a personne, ou peu de monde, et pour ce qui est de la cantine, je n'y vais pas, car je me prépare mes propres plats. Pour répondre à votre question, justement, je suis végétarien à 80 % donc bon… Forcément qu'une assiette végétarienne me sis plus aisément.
-Ah oui, effectivement.

Elle n’osa pas lui répondre qu’elle non plus, ne fréquentait pas la salle des professeurs à cause de ceux des années supérieurs qui se croyaient tout permis. Elle préférait de loin son bureau, au calme, avec ses petites affaires.
Quand au végétalisme... Euh... Eh bien. Cela lui semblait être une bonne chose. Au moins ne devait il pas dépenser beaucoup. Et il savait faire la cuisine, chose tellement rare chez les mâles. Cela devait être surement un bon parti.

...
Cette pensée la traversa en plein fouet. Il devait surement avoir d’autre prétendante ou du moins des jeunes filles de bonne famille intéressée. Bien plus jeune qu’elle.
Alors pourquoi préférait il passer du temps avec une vieille prof de primaire comme elle ?
Son regard ne l’aidait pas vraiment. Elle se sentait scrutée comme une friandise. Ses joues n’avaient jamais été aussi rouges de toute sa vie. Elle devait ressemblait à une pivoine colorée maintenant.
Le silence s’installa pendant quelques minutes. Il n’était pas désagréable mais elle sentait que c’était à elle de reprendre la conversation. C’était ce que voulait l’étiquette non ? Enfin.. Peut être.Elle finit par s’excuser à mi-voix :

-Je... ne suis pas très douée pour les conversations ou juste... tout ce qui n’a aucun rapport avec mon métier. Je suis désolée.

Elle rompit le regard, se sentant trop... «coupable» ? Une vague de mélancolie s’empara d’elle et sans trop savoir pourquoi, elle se mit à raconter.

-J’ai toujours vécu à l’académie. Mon Alice était si... visible que je suis rentrée ici à l’âge de deux ans. C’était bien avant que la rév...forme n’ait lieu.

Son regard se posa sur une fourchette avec laquelle elle jouait négligemment.

-A l’époque, les élèves avaient bien moins de liberté qu’aujourd’hui. Je n’avais jamais quitté le domaine. Les relations avec la famille était très limitée voir interdite. C’était réservé aux meilleurs élèves. Mais tout cela me paraissait normal. Alors je grandissait dans ce monde et j’en absorbait la logique. Et ensuite...

La fourchette retomba. Elle prit une grande inspiration.

-Ensuite il y a eu Mikan. Et les choses ont changés, les lois se sont adoucies. Mais pour moi... Le personnel ne savait même plus qui étaient mes parents ou où les trouver. Et de toute manière, je n’arrivais pas à voir un quelconque lien entre moi et ces étrangers. De plus, la perspective de sortir.... de partir dans un univers que je ne connaissais pas, où il y avait des gens différents de moi. Cela me terrifiait tellement.

Elle se mordilla la lèvre un peu. Elle devait réellement passer pour une fasciste. Mais c’était ce qu’elle ressentait.

-Alors je me suis lancé corps et âme dans les études, tentant de nouvelles filières dès que j’en avais fini une et finissant par devenir prof. Tout m’allait tant que je grappillais du temps. Et une fois à ce poste, j’ai continué ce que j’avais toujours fait : me donner à fond dedans et ignorer tout le reste. Et de ce fait, à ce jour...

Elle releva les yeux pour aller croiser ceux de son interlocuteur :

-Je n’ai jamais mis un seul pied dans Tokyo.

Mais en re-croisant ces yeux, elle se sentit honteuse et baissa vite la tête, se cachant à moitié dans ses mains :

-Oh je suis désolée. Je vous ennuie avec mes histoires. Je ne sais même pas pourquoi j’ai commencé à parler de tout cela.
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MessageSujet: Re: En toute amitiééééé {Rp prédef}{PV Shuun}   Lun 14 Mar - 13:42



Acte Premier - Scène 3, partie 2


Katsu feat. Fuminori Otonu

(Ou plutôt, Shukaku-san)


Et son regard, mon Dieu… Une pure merveille, deux perles sorties de nul part… Vous connaissez Omega ? Écoutez Pearls in her hair, c'était exactement ça. Je ne voulais pour rien au monde que ce silence s'arrête. Et ça se voyait dans son regard qu'elle aussi, elle appréciait ce monde. Et pas qu'un peu. Bien sûr qu'elle aurait elle aussi fait durer ce bruit sourd, ces couverts ambulants calmes, et cette petite musique qui nous rappelait constamment qu'on était en hiver et que Noël approchait. Qu'est-ce-que je n'aurais pas donné pour voir ce moment continuer ? Elle n'avait qu'à peine confirmée mes dires plus tôt, qu'on sentait déjà un certain bien-être s'installer entre nous deux. Appelle t-on ça le feeling ? C'est amusant de voir comment les gens en général donnent des termes pour vraiment tout et n'importe quoi.

Elle rougit. Et elle ne rougissait qu'un peu, mais c'était clairement suffisant pour qu'elle soit à croquer. Vraiment, elle était magnifique. Mignonne pour son âge, et adorable pour ce qu'elle aurait pu être au mien. J'étais face à une femme, une vraie. Timide, certes, mais belle, avec un fond regorgé d'une histoire qui m'intéresserait plus que tout à l'heure actuelle. Je ne voulais pas parler du jeune Otonu, pas maintenant. Ou peut-être que si ? Sauf qu'une fois le sujet lancé, que se passera t-il, nous parlerons boulot tout le restant de la soirée ? Pas envie. Vraiment pas. Ce n'était pas pour me déplaire, certes, mais je voulais connaître la demoiselle en elle-même, plus que le gosse avant tout. Pour la soirée, ma seule préoccupation, c'était de pouvoir passer du temps avec cette femme aux yeux clairs angélique sublimes.

Mais sa timidité outrepassa finalement les lois de la romance à deux balles, et s'outrepassa elle-même d'ailleurs. Elle finit finalement par prendre le taureau par les cornes, commençant à me répondre, malgré ce silence qui aurait pu nous faire passer pour deux vieux longs à la détente, attendant simplement que l'un parle à la place de l'autre, de peur de dire quelque d’inintéressant au possible.Et vous vous souvenez, quelques lignes plus haut, je vous ai dit que ça me ferait énormément plaisir si je pouvais mieux la cerner, découvrir un peu plus qui elle était. Comme si j'avais finalement envie qu'elle me raconte sa vie, vous ne pensez pas ? Eh ben, la suite de cette conversation n'était pas des moindre en matière de surprise, si je dois être honnête avec vous.

    « - Je... ne suis pas très douée pour les conversations ou juste... tout ce qui n’a aucun rapport avec mon métier. Je suis désolée. »


Oui, bon, je vous ai peut-être vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué, mais il faut une base à tout. Et ça vaut aussi pour les conversations. Surtout, d'ailleurs. Mais là n'est pas la question, elle ne venait que de sortir finalement quelque chose de bateau et banal sur son quotidien, qu'elle tentait sans doute de justifier, suite à ce que je venais de lui dire auparavant. Bien sûr, justifier que deux profs ne se voient pas n'est pas rare, et beaucoup font comme elle, peu comme moi, d'ailleurs. Elle devait sans doute corriger pendant ses cours, ou dans son dortoir, tandis que moi je corrigeais dans la cour… Mais on s'en fout, là n'est pas la question. Elle reprit immédiatement, derrière.

    « - J’ai toujours vécu à l’académie. Mon Alice était si... visible que je suis rentrée ici à l’âge de deux ans. C’était bien avant que la rév...forme n’ait lieu. Trois informations sur sa vie en deux phrases. On y arrive enfin… A l’époque, les élèves avaient bien moins de liberté qu’aujourd’hui. Je n’avais jamais quitté le domaine. Les relations avec la famille était très limitée voir interdite. C’était réservé aux meilleurs élèves. Mais tout cela me paraissait normal. Alors je grandissait dans ce monde et j’en absorbait la logique. Et ensuite... »


Un léger bruit me fit voler toutes pensées du monde qui m'entourait. J'en oubliais le contexte, où on était, pourquoi on était là… Finalement, niveau famille, elle n'a pas vraiment été mieux lotie que moi. Au moins, si ses parents étaient des ordures de haut niveau, elle ne le saurait pas. Bien sûr que c'était triste et que ça me mettait, en somme, vraiment très mal pour elle. Je n'avais pas demandé ça, et à tout moment, j'aurais pu la stopper en disant que je ne voulais pas savoir tout ça. Mais dans un premier temps c'était faux, puis dans un second temps, j'aimais ça. J'aimais l'écouter parler. Quelqu'un attachait enfin de l'importance pour moi, outre le fait que je me faisais passer pour un plan cul ou un excellent pote.Je n'irais pas à dire qu'elle était amoureuse de moi, pour le coup, ce serait genre… carrément utopique. Elle méritait que je la laisse continuer. Non, disons surtout que je voulais impérativement qu'elle continue. Je voulais tellement tout connaître d'elle. C'en fut presque étonnant, non ? Je ne la connaissais depuis… Deux heures, à tout casser ?

    « - Ensuite il y a eu Mikan. Et les choses ont changés, les lois se sont adoucies. Mais pour moi... Le personnel ne savait même plus qui étaient mes parents ou où les trouver. Et de toute manière, je n’arrivais pas à voir un quelconque lien entre moi et ces étrangers. De plus, la perspective de sortir.... de partir dans un univers que je ne connaissais pas, où il y avait des gens différents de moi. Cela me terrifiait tellement. »


Triste… Pour ceux qui se demandaient qui est Mikan, sachez que… Je me le demande aussi. Je ne suivais pas ce qui se passait à l'académie déjà quand j'y étais, je ne comprenais rien à ce que me disait un tel ou un autre. Je ne faisais que suivre bien gentiment les ordres, et c'est tout. L'histoire du Japon m'intéressait énormément, celle de l'académie, beaucoup moins. De souvenir, c'était une personne qui a changé les choses au sein de l'académie, la rendant plus libre. Mais bon, elle revenait également sur ce à quoi je pensais : elle ne connaît pas ses parents, et c'est sans doute mieux ainsi. Je n'irais pas à dire que c'était de purs inconnus, peut-être qu'aujourd'hui, eux, souffrent de ne pas connaître leur fille, de n'avoir jamais su qui c'était. D'ailleurs, je me demande bien qu'elle était son Alice… Je lui demanderai plus tard.

À l'entendre, sa dernière phrase insinuait clairement qu'aujourd'hui encore, sa peur avec la capitale nippone, et même, les endroits, villes et pays à l'extérieur de l'académie, n'avait pas l'air de s'être améliorée. Elle avait l'air d'avoir toujours aussi peur de l'étranger. Avais-je raison ? Avais-je tort ?

    « - Je n’ai jamais mis un seul pied dans Tokyo. »


Bingo.

Je ne disais rien de plus. Elle même avait l'air perdue, je n'allais certainement pas en rajouter une couche. Oh que non. Elle se réfugiait dans ses mains un bref instant, tentant en vain de reprendre ses esprits. Est-ce-que je devais lui rendre la pareille ? Ne devrait-on pas parler d'autre chose ? Sans presque aucune once de respect – je dis bien presque, car l'interdiction de fumer n'était pas proclamée, affichée, placardée où que ce soit. Résultat, je sortais mon paquet de Wilfried de ma poche, profitant ainsi pour m'allumer une cigarette sans gêne aucune, sans demander si ça gênerait. Je ferai simplement en sorte que la fumée ne lui arrive pas dans la gueule. J'avais quand même du respect pour cette vieille dame, voyons. Cette magnifique demoiselle, plutôt devrais-je dire. Tirant, relâchant ainsi ma bouffé de fumée dangereusement toxique, et je la laissais simplement dire :

    « - Oh je suis désolée. Je vous ennuie avec mes histoires. Je ne sais même pas pourquoi j’ai commencé à parler de tout cela.

    - Mon père n'était rien d'autre qu'un sombre enculé. Dis-je en la coupant net. Quoi, c'est vrai ! Il blanchissait du fric de la drogue et des armes, retapait des casses, et se faisait de l'argent en faisant les pires magouilles du monde, faisant passer ça par son garage de biker. Et il réparait, pourtant, en en faisant payer bien cher, pour ce qu'il volait. Et quand il a rencontré ma mère, il a arrêté juste un temps. Et ma mère elle a été une connasse de ne m'avoir jamais autorisé à aller le voir. Il s'est tué en taule, car ne me voyait plus. Et moi, je restais là, je subissais. Jusqu'au jour où j'ai dû me barrer, parce que mon Alice avait été détectée je ne sais pas vraiment comment. »


J'attendais un instant. Je regardais ma cigarette. Déjà finie ? J'avais prit autant de temps, pour parler ? Fumer et parler fut une telle habitude que désormais, je ne faisais plus la part des choses. C'est comme conduire et marcher, à un moment, c'est aussi inné l'un que l'autre. Je jetais ma cigarette, lui souriant, simplement, laissant de nouveau planer ce silence.

Les minutes passèrent, toujours rien, puis je me souvins qu'elle eut engagé la conversation, juste avant. Ça allait être à mon tour.

    « - Alors quoi. On se raconte nos vies, alors que nous n'étions même pas là pour ça, à la base ? On se dit tout de notre passé avant de passer à des sujets sans doute aussi passionnant que la prix de l'ananas ou de la neige qui tombent, alors qu'on devrait parler d'un élève à potentiel ? Mais vous savez quoi ? On est Noël. »


Je posais ainsi mes coudes sur la table, croisant mes mains de manière à poser mon menton dessus, la regarder dans les yeux, un léger sourire aux lèvres se dessinant lentement sur mon visage. La déstabilisais-je ? Peut-être. Tant pis. J'inspirais un coup, avant de reprendre finalement, avec le plus grand calme qui pouvait m'être donné

    « - Vous savez quoi ? Je ne veux pas parler du jeune Otonu-kun. Pas ce soir. On est lancés, tant qu'à faire. Apprenons-nous à nous connaître, à mieux nous cerner. Je veux vous connaître. Vous poser des questions, comme j'ai envie que vous m'en posiez. On aura tout le temps de parler de ce gosse une autre fois, vous ne pensez pas ? »


Et je lui lançais simplement ce regard. Ce fameux regard avec lequel je lui exprimais simplement un seul ressenti : la passion. J'étais dans tous les cas, dans un état d'intérêt total pour le temps à venir, auprès d'elle, à savoir que ce qu'elle me racontera me passionnera, purement et simplement. Et je l'écouterai parler, encore et encore. Sans arrêts aucun. Simplement, mieux la cerner, mieux la connaître. J'observais attentivement sa réaction, son visage… Ses yeux… Mon dieu, ses yeux… J'aurais pu les admirer pendant bien plusieurs heures, mais la gène aurait finit par se faire sentir.Après tout, nous ne sommes pas inhumains, surhumains, ou que sais-je. Enfin, si, en quelques sorte. Mais au-delà de quoi, à quelle échelle, telle est la question…

    « - Pour le temps d'un soir, j'ai surtout envie de vous connaître. »

♦ ♦ ♦



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MessageSujet: Re: En toute amitiééééé {Rp prédef}{PV Shuun}   Lun 21 Mar - 1:04

- Pour le temps d'un soir, j'ai surtout envie de vous connaître.

Ces simples petits mots, avec ce regard si intense, firent en Shukaku l’effet d’une bombe, si puissante, que le temps s’arrêta.
Et cette phrase…
N’était…
Absolument…
Pas métaphorique pour un sou, ce restaurant étant en plein dans une académie remplie de gens à pouvoir, la métaphore n’avait pas lieu d’être.
Le temps se figea réellement. Les serveurs arrêtèrent de parler, la neige de tomber du toit, le chat de traverser la route, les plats de cuire, les aiguilles de tourner…

Il ne restait que Shukaku qui tentait tant bien que mal de reconnecter ses petits neurones qui avait sautés.
Quand elle se rendit compte de ce qui s’était passé, elle poussa un juron. Elle ne l’avait pas fait exprès, c’était sorti tout seul sous le coup de l’émotion (enfin heureusement que le jeune homme ne l’avait pas entendu, c’était un peu indigne d’une lady).
Elle souffla et inspira fort pour se vider la tête. Elle se sentait toujours un peu plus à l’aise dans cette absence de temps vu qu’elle l’avait entièrement.

Elle pencha la tête pour regarder son collègue. Il avait toujours ce fameux regard mais là, immobile comme il l’était, il lui semblait moins effrayant. Elle eut d’ailleurs un petit rire. Quel show-off quand elle y pensait.
Il lui semblait qu’elle pouvait enfin prendre de la distance par rapport à la situation.
D’une main, elle recoiffa une mèche qui tombait sur ses yeux.

-Vous voulez faire connaissance ? souffla-t-elle. Mais il n’y a rien à connaître. Enfin, rien d’intéressant.

Elle poussa un petit soupir.

-Que de belles paroles.

Que savait elle de lui au juste ? Elle tenta de se rappeler de ce qu’il lui avait dit.

« Mon père n'était rien d'autre qu'un sombre enculé. Dis-je en la coupant net. Quoi, c'est vrai ! Il blanchissait du fric de la drogue et des armes, retapait des casses, et se faisait de l'argent en faisant les pires magouilles du monde, faisant passer ça par son garage de biker. Et il réparait, pourtant, en en faisant payer bien cher, pour ce qu'il volait. Et quand il a rencontré ma mère, il a arrêté juste un temps. Et ma mère elle a été une connasse de ne m'avoir jamais autorisé à aller le voir. Il s'est tué en taule, car ne me voyait plus. Et moi, je restais là, je subissais. Jusqu'au jour où j'ai dû me barrer, parce que mon Alice avait été détectée je ne sais pas vraiment comment. »

-Ah ah, oui. Vous n’avez pas du avoir une vie marrante. Ca me réconforte presque d’être orpheline.

« Alors quoi. On se raconte nos vies, alors que nous n'étions même pas là pour ça, à la base ? On se dit tout de notre passé avant de passer à des sujets sans doute aussi passionnant que la prix de l'ananas ou de la neige qui tombent, alors qu'on devrait parler d'un élève à potentiel ? Mais vous savez quoi ? On est Noël »

Elle fronça les sourcils à ce souvenir là. A ce moment, elle en avait oublié Fuminori. Elle ne pensait pas spécialement à lui quand elle parlait travail. Pourtant il l’avait remis sur le tapis, arguant presque que c’était ce dont ils étaient censés parler.
Elle se souvint de la boule qu’elle avait ressenti dans le ventre, à l’idée qu’elle avait mal interprété tout cela. Qu’il n’avait pas s’agit d’un rendez vous galant du tout et qu’il se moquait d’elle.

« - Vous savez quoi ? Je ne veux pas parler du jeune Otonu-kun. Pas ce soir. On est lancés, tant qu'à faire. Apprenons-nous à nous connaître, à mieux nous cerner. Je veux vous connaître. Vous poser des questions, comme j'ai envie que vous m'en posiez. On aura tout le temps de parler de ce gosse une autre fois, vous ne pensez pas ? »

-Show-off, grinca-t-elle entre les dents.

Et ensuite, il y avait eu le regard. Et la question.
Elle se laissa tomber contre le dossier de sa chaise.

-D’accord, connaissons nous mieux. Je m’appelle Shukaku Eiko. J’ai… un âge bien trop avancé comparé au votre. Et ce que j’aime c’est… l’anglais car je l’enseigne, la littérature car je l’ai étudié et le théâtre d’ailleurs je suis professeure référent du groupe et si l’on emprunte ce sujet, je dériverais forcément dessus. Tellement passionnant n’est ce pas ?

Son collègue semblait en effet passionné vu qu’il ne bougeait pas. Elle rit de nouveau.

-Effectivement, vous semblez suspendu à mes lèvres.

Elle remarqua alors qu’une de ses mèches pendait. Un petit sourire attendri naquit sur ses lèvres. Elle se leva doucement pour aller la remettre en place, caressant au passage sa joue. Sa peau était douce.
Elle l’embrassa rapidement comme une mère ferait à son fils.

-Vous ne devriez pas sortir ce genre de phrase à une vieille dame comme moi.

C’est alors qu’elle remarqua que le contact physique avait rompu l’Alice, le temps ayant repris court.
Oups ?
Elle tenta de garder son attitude calme et retourna se rasseoir.

-Je vous en prie, commencez à me parler de vous. J’aime bien vous écouter.

Si son attitude pouvait laisser penser qu’elle était calme et sure d’elle, à l’intérieur, l’alarme panique s’était déclenchée à tous les étages.
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MessageSujet: Re: En toute amitiééééé {Rp prédef}{PV Shuun}   Mer 13 Avr - 10:05



Acte Premier - Scène 3, partie 2


Katsu feat. Eiko Shukaku


Quelque chose se passa. Quoi exactement ? Je ne puis vous le dire sur le coup, mais pour être honnête, ce fut… Déroutant. Vraiment déroutant. Je n'avais pas la moindre idée de qui s'était passé durant cette seconde. C'est comme si en un bref instant, l'idéal spatio-temporelle décida de tout chambouler autour de soi, et que le monde se stoppa net, avant de reprendre son cours, comme si de rien n'était. En moins d'une seconde.

Ce n'est pas sans surprise que je vous annonce que mon sang fut glacé. Non, il ne s'était rien passé de particulier à première vue, et là où elle était placé ne correspondait pas, dans ma tête, à la où je l'avais vu quelques secondes plus tôt. Bien sûr, il ne lui était pas interdit de se lever de sa chaise, je ne suis pas non plus un espèce d'enfoiré qui interdit aux gens de faire ce qu'ils veulent, loin de là. Mais dans ma tête, une seule phrase raisonnait :''rasseyez-vous''. Je fus surpris, pour une raison qui m'échappe sans doute encore. L'utilisation d'une Alice aux alentours m'étonna fortement, et je me demandais vraiment pourquoi et comment… Qu'est-ce-qui venait de se passer, putain ? Rien ? Soit. Alors pourquoi est-ce-que mon cerveau était retourné à ce point ? ''rasseyez-vous…'' Une phrase que je ne sortis finalement jamais.

    « - Vous ne devriez pas sortir ce genre de phrase à une vieille dame comme moi. »


Une phrase… Attend, là… De quoi parle t-on ? Ah oui, cette phrase… ''Pour le temps d'un soir, j'ai envie de vous connaître''. Plus j'y repense, et plus je me dis que c'est cette phrase qui m'avait mis dans cet état. Si j'y croyais ? Pas le moins du monde. Mais il fallait bien que je me persuade de quelque chose, pour ne pas sombrer dans la folie. Bon dieu, mais c'était quoi son Alice ? Car oui, je suis et je reste persuadé que c'est son Alice qui m'a mit dans cet état d'inconfort le plus total. Bref. Je reprenais lentement mes esprits, tentant de me montrer nettement plus attentif à son interrogation ou sa phrase suivante.

    « - Je vous en prie, commencez à me parler de vous. J’aime bien vous écouter. »


Non. C'était là qu'elle retourna s'asseoir. Qu'est-ce-qu'elle faisait debout ? Bon Dieu, expliquez-moi ce qui vient de putain d'se passer, s'il vous plaît.J'avais l'air serein, du moins, le plus que ce que je pouvais montrer… Je fermais les yeux un quart de seconde avant de l'analyser : elle était en panique, en stress total. Elle était bien trop calme pour être seulement elle-même, et ses doigts tremblotaient à peine. Quelque chose qu'on ne voit pas, qu'on ne sent pas, mais que notre corps fait. Ça peut être avec n'importe quelle partie du corps, mais là, c'était les doigts. Ses pupilles dilataient légèrement, et malgré son calme, elle montrait une certaine pointe d’anxiété… C'était un dîner normal, tout à fait normal. Pour sûr. Le serveur n'arrivait toujours pas, et je lançais une nouvelle fois un silence s'écouler. Quelques secondes, seulement – peut-être quinze ? Puis je regardais autour de moi. Il n'y avait pas de fumeur, et pourtant aucune interdiction. En fait, il y en avait sans doute, et dans tous les cas il était mal vu de fumer. Ha ha.

Je sortis mon paquet, l'agitant pour en faire sortir une cigarette, et je sortis mon zippo, alluma cette clope, avant de finalement voir qu'une vieille personne me regardait d'un air mécontent. Il raclait sa gorge tel un sagouin, et je le regardais en souriant, expulsant la première bouchée de fumée dans sa tronche. Il commença à formuler poliment le concept du fait que je ne devais pas fumer ici, mais à peine eut-il le temps d'ouvrir sa grande gueule que mon majeur se pointa en sa direction. Je voyais son poing se serrer, mais mes yeux noirs eurent été suffisamment ampli de mal pour qu'il se calma et retourna s'asseoir gentiment sur sa chaise, tel le petit bourgeois gentilhomme qu(il fut – et qu'il est sans doute encore aujourd'hui.

    « - Vous aimez m'entendre parler ? Pourtant je ne suis pas spécialement passionnant, j'ai juste eut une vie mouvementée. Aujourd'hui, je décide de vivre pour mes élèves et ma musique, je les considère comme mes amis, et la musique comme mon grand amour. Outre le fait que je suis un musicien quasiment hors pair – sans trop vouloir me la péter, je suis un gamer invétéré et je joue à divers jeux-vidéos et tente des performances de gaming compliqué, car de toute façon, je n'ai pas de copine pour me l'interdire, ha ha ! »


La dernière phrase sonnait un peu sur un ton ironique. Après dans quel sens, ce sera elle seule qui l'interprétera comme elle le souhaite. En attendant, moi, je décidais de la regarder, toujours dans le blanc des yeux, un peu fatigué, pour être honnête, quand le serveur arriva, avec nos plats respectifs chacun. Je l'interrompit, lui demandant s'il avait du rhum, en passant. Bien évidemment, il me sourit, et s'empressa d'aller me chercher une bouteille. J'avais une telle réputation d'alcoolo dans Central Town, pour que ce mec aille me chercher une bouteille, putain ? Mais passons. Je croisai vite fait mes mains, laissant passer une brève formule de politesse, avant d'attaque nos assiettes. La mienne était garnie de feuille et de cube aux premiers abords peu rassurant, mais fort bon, quand on sait que le tofu a bien cette tronche. Écrasant ma clope dans le premier truc qui ressemblait à s'y méprendre, à un cendrier, je regardais Shukaku encore une fois, rajoutant simplement :

    « - Vous n'avez que faire d'un espèce de pseudo délinquant devenu prof parce qu'il n'avait que ça à foutre. Puis je fume parce que ça me fait du bien, et si vous n'appréciez pas, c'est… Dommage. Disons que je refuse de jouer un jeu quand je suis face à vous. Autant que je vous montre à quoi je ressemble sans facettes. Et vous, sans masque, à quoi vous ressemblez ? »


Mon regard fut suffisamment pesant et craintif pour qu'elle comprenne que je ne saurais être plus honnête avec elle en ce moment précis.

    « - Aimer m'entendre parler... Quelle blague... »


♦ ♦ ♦



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