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Akiro Masao (en relecture)

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Occupation: Professeur de Mathématiques du collège et du lycée et professeur de RTA E.F.P.
MessageSujet: Akiro Masao (en relecture)   Sam 20 Aoû - 18:19





Bienvenue sur Gakuen After Alice



Akiro/ Masao

Alice Fire Blood

Principe de base :
Il peut en se coupant produire du feu avec son sang. Il suffit d'une goutte de sang pour faire une flamme. La composition de son sang est très étrange et au contact de l'air directement il brûle...

L'entraînement lui a appris à doser et utiliser son sang pour protéger et non punir. Il a aussi appris à faire une barrière de feu en faisant couler du sang autour de quelqu'un pour l'emprisonner.

Par contre...il peut perdre conscience si il perd trop de sang. Et alors sa vie est danger. Il est devenu maître dans cet art mais un accident est si vite arrivé !

Limites :

Déjà son propre corps, si il se blesse trop gravement il peut en mourir, malgré un limiteur ( une sorte de mini-thermomètre autour de son cou qui lui indique jusqu’où il ne risque pas l'évanouissement.).

Puis ses autres limiteurs ...il a cinq bracelets en métal au poignet droit qu'il ne peut pas enlever qui empêchent ses émotions d'influencer son Alice. Une bague à la main gauche qui retarde d'une minute l'écoulement du sang pour lui laisser le temps de réagir. Un tatouage en forme de dragon à l'arrière du cou qui permet à l'académie de le localiser à chaque fois qu'il utilise son alice. Ensuite il a des lentilles bleus ( ses yeux sont à l'origine marrons) qui lui permettent d'arrêter son alice avant de se vider de son sang entièrement...

Ainsi que, l'académie et ses nouvelles règles protéger et non blesser.

Ensuite c'est un limité et donc sa vie diminue à chaque utilisation.

La douleur était un obstacle...mais depuis l'enfance il a changé  et il s'est habitué à la douleur alors...

Pour finir, étouffer le feu est le seul moyen de l'éteindre puisqu'il faut un contact avec l'air. L'eau est inutile.


Caractère Physique

Glacial voilà comment on pourrait résumer le personnage, sévère aussi, exigeant beaucoup de ses élèves car il exige beaucoup de lui même.
Mais ce serait trop simple si cela s'arrêtait là, Akiro  n'est pas violent physiquement envers les autres, il aimerait les aider autant qu'il ne sait pas s'aider lui même. Si se sacrifier pour ses élèves était nécessaire il n'hésiterait pas une seule seconde. Il est attentionné et fait attention aux autres surtout à ses élèves mais toujours en se comportant froidement, avec sérieux et calmement, ce qui est effrayant pour la plupart de ses élèves qui voient en lui un tyran cruel plus qu'un professeur désireux de les aider, ce qu'il est au fond de lui pourtant.
Mais il n'enlève jamais la fermeté et la brutalité dans sa voix comme pour cacher sa peur, peur de blesser, peur de décevoir mais aussi habitude d'être le monstre, d'être devenue ce qu'on disait de lui...Oui un monstre. C'est ainsi qu'il se voit et autour de lui le monde n'est qu'enfer et les mioches dont il a la charge doivent le savoir.
Cependant il aimerait tant transformer ce monde en les menant sur un autre chemin mais il ne se l'avoue pas même si seul cela se voit dans son attitude par exemple l'implication qu'il a à corriger les copies. Ce n'est pas seulement en réponse à un ordre, personne ne lui demande de prendre autant de soin et d'émotivité en corrigeant, c'est de l'implication mais il préférerait l’extinction de la terre à l'avouer.
Enfant il criait beaucoup et faisait beaucoup de bêtises, mais depuis ses dix ans les temps ont changé, il reste téméraire mais ne désobéirait jamais à un ordre même si sa témérité lui font employer des moyens parfois radicaux. Depuis ses dix ans il veut « faire mieux », il a toujours eu d'excellents résultats et a mené à bien la plupart des missions avec ses coéquipiers dangereux malgré des erreurs souvent plus dangereuses pour lui que pour les autres qui lui ont valu de voir augmenter son nombre de limiteurs au fil des années.
La dernière était celle de trop et a blessé gravement un élève...et à fait de lui un chien de l'académie condamné à vie à être localisé par celle-ci à chaque utilisation d’Alice.
Sa relation avec les femmes est...étrange , il n'y voit qu'un jeu et il rompt aussi vite qu'il les a séduite, après tout pour lui elles ne sont que des prostitués. J'ai bien dit femme pas jeune fille, il ne pense pas de mal de ses élèves même si il est capable de leur sortir la remarque la plus cruelle du monde sans hésitation aucune.
Mais il est juste et obéissant et donc ne blesse jamais un élève autrement que par la parole et jamais sans selon lui une utilité pour que cet élève avance.
Pour tromper sa solitude immense, son monde infernal, un « ami » Tech Haru.
Masao vouvoi et exige qu'on le vouvoie de ses élèves, ce n'est pas un professeur affectueux ou alors juste avec quelques privélégié comme Saya six ans rentrant en primaire cette année  qui est aussi la seule gamine que il n'a pas peur de blesser. Son alice était le contraire du sien. Ou plutôt en quelques mots, Saya peut étouffer n'importe quelle flamme même alice rien qu'en  éclatant sincèrement de rire. C'est la petite soeur d'Haru qu'il a sauvé en mission mais malheureusement la maison en flamme avait déjà tué les parents.
Qui est Haru ?:
 
ou le pot de colle qui le collait sans arrêt, lui parlant sans arrêt aussi, malgré ses remarques cruelles, lui a confectionné récemment un lapin-robot-Alice.
Le professeur l'a nommée  Félicie comme le vrai lapin qu'il avait avant ses dix ans, mais pas question d'un vrai animal de chair et de sang...Il a trop peur de lui faire du mal par inadvertance en le touchant alors que son corps est blessé.
La franchise crue de Masao est sans égal, il ne dit que ce qu'il pense et étant donnée  qu'il voit la mort comme sa seule porte d'avenir. Il est trop détruit, trop broyé par la vie et il continuera de servir jusqu'à sa fin. C'est sa volonté car il ne peut pas croire qu'un monstre a le droit au bonheur et même à celle qu'il aime, celle qui lui fait réussir à sourire et même à en rire, celle qui lui fait croire en demain: Sasha Mellark.  Celle qu'il aimerait dans son avenir et donc qu'il n'arrive pas à quitter, celle qui fait battre son âme  et qui lui fait perdre le contrôle sur le mur qui entoure sa vie en lui ouvrant la porte vers l'espoir vers la volonté d'exister. Avant de douter à nouveau et d'avoir peur pour elle, que ferait-elle avec un monstre, mais le monstre refuse de quitter cette jeune femme, lui qui ne connaissait rien au mot amour qui pour luui n'était que jeu et plaisir, veut protéger, chérir, aimer tendrement Sasha mais il est un monstre et donc se sent perdu dans cette relation.
Et ça personne ne changera cela ni Sasha qu'il aime, ni Haru son ami, ni son collègue  qui lui a dit de faire et non d'essayer ce qui la aidé à rester en vie cependant, en vie mais en monstre d'après Masao car il est borné le talentueux professeur de mathématiques... Mais qui c'est celle qui réussit à le faire sourire et qu'il aime lui fera peut-être accepter d'être humain et de vivre.
Peut-être qu'elle l'aura à l'usure, mais ça seul le temps le dira.


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Akiro regardait son corps devant la glace, il était parsemé de cicatrices plus ou moins anciennes. Ses yeux bleus, normalement marrons foncés avant les lentilles ( des limiteurs), ses yeux de monstre se penchèrent sur sa main. Une cicatrice due au coup de compas, son erreur impardonnable.

« Pourquoi soigne t-on le corps ? » dit-il froidement au miroir.

Ses mains couvertes de pansements, ses cachets...à quoi ça servait tout ça ? A vivre mais qu'est-ce qu'était vivre ?

* A accomplir la tâche qu'on nous donne dans ce monde infernal...* pensa t-il mais il se détourna vite de ces pensées tristes, il mit ses gants et habilla son grand corps mince, élancé mais assez musclé pour concurrencer quelqu'un à une bagarre ou à la course. Il pensa à Sasha et sourit l'espace d'une seconde, son trésor, son oiseau-bonheur, mais il secoua vite la tête pour revenir sur terre...il savait bien qu'il devrait cesser de rêver avant que sa mort ne la blesse si il ne la rendait pas triste avant...n'était-il pas un monstre ?

Il répéta " Je suis un monstre" de sa voix grave et calme face au miroir, seul c’était mieux mais sa voix suave et grave le trompa quand il voulut dire qu'il devait la quitter il murmura qu'il l'aimait...Cette voix était belle, une voix de Masao la froideur en moins, une tendresse pour Sasha qui le faisait culpabiliser mais qu'il ne pouvait pas arrêter.

Même si cela se voyait peu sur ce corps malade, sa souplesse et sa force développées en mission étaient bien présentes. Il prit un peigne et dans ses habits entièrement noirs quotidiens : Pantalon noir, chemise noire, cravate noire et chaussures noires, il retourna vers le miroir pour se coiffer.

Ses cheveux noirs et fins mi-longs se disciplinèrent assez vite et il remit le peigne à sa place, à son « ordre », tout était ordonné selon sa tâche même son peigne. Il fourra son canif dans sa poche «  au cas où » de manteau en faux cuir noir et prit son porte-document en faux cuir noir qui contenait les copies des élèves, deux livres de mathématiques, une trousse noire et un agenda...noir.

Ainsi que ses cachets, ah ah ah il avait failli les oublier ceux-là. Il les prit et mit la boîte dans son sac, la boîte était rouge et contrastait avec la couleur d'ambiance de ses vêtements tant pis.

« Pourquoi soigne t-on le corps ? » répéta t-il tout aussi glacial avant de sortir sous la pluie. Il revint alors dans sa chambre il avait oublié ses cigarettes et son parapluie. Parapluie noir bien entendu. Puis il repartit pour faire cours. Il sera à l'heure comme d'habitude.


Histoire du personnage Évolution si souhait
 
L’étranger

« Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages ! »


Charles Baudelaire - Le Spleen de Paris



Il pleuvait ce soir là, le professeur déposa son sac en faux cuir noir sur son lit et se mit à corriger des copies. Il corrigeait ses copies avec soin, il avait toujours fait son travail avec application quelques soient ses "idéaux" aussi négatifs et haineux puissent-ils être. Il soupira devant la copie de Shinsho:
«  Monsieur Toaki ne sait même pas faire une multiplication, retenue d'une heure pour revoir ça ! » Il marqua un O et la punition sur la copie.

Il passa à celle de Tatsuya:
« Dommage c'est presque tout bon si il avait osé argumenter plus il aurait eu 100 et non 98...enfin cet élève est bien trop timide. »

Il vint celle de Lou :
«  C'est du bon travail cependant pourquoi un cœur et un dessin de soleil derrière la feuille ???? 98 aussi... »

Celle de la suivante, une demoiselle, la jeune fille l'avait honoré de sa présence et avait fait une belle girafe...Il fit comme celle de Shinsho mais avec un commentaire :
«  La géométrie n'a pas pour but de dessiner des girafes. »

Puis à celle d'un collégien, c'était pas mal mais ...il ne mit que 50 sur 100  avec en commentaire :
« Beaucoup d'étourderies donc de points perdus pour rien et pourquoi diable votre écriture tremble ??? » Mais le collégien ayant la moyenne n'écopa pas d'une retenue.

Il passa ainsi chaque copie les commentant vivement, s'exprimant, contrastant avec sa distance et sa froideur quotidienne face aux autres notamment les élèves mais aussi les adultes et soudain il entendit un bruit de bond. Il se retourna et sourit au lapin robot donné par un ami Tech.


« Félicie, je ne peux pas jouer avec toi...C'était ma première semaine et j'ai fait des évaluations. J'ai beaucoup de copies à corriger ! »


Le robot voyant son maître se retourner vers les copies n'insista pas et alla se mettre sur son coussin en attendant. Bientôt il remplacerait l'ancien professeur de RTA EFP, il ne l'avouait pas mais il avait peur, il était devenu un monstre dans cette RTA... Et il allait devoir apprendre à des élèves qu'ils devaient accepter leur destin de monstre ? Serait-il assez fort pour les aider malgré son caractère froid et distant qu'il ne quitterait pas ou ne ferait-il que les enfoncer ? Il n'en savait rien et...

C'était juste terrifiant...Il finit vers 1 heure 30 du matin et alla se coucher, Félicie le lapin-robot bondit sur son lit et se blottit contre son torse. La pluie tapait toujours aux carreaux. Un orage s'annonçait. Soudain en plein milieu de la nuit il reçut un message sur sa tablette lui indiquant que demain il devait vers 7 heures avant les cours se rendre à l'hôpital.  

Il soupira et se rendormit dans un silence rageur qui en disait long. Demain on était lundi, en première heure il avait mathématiques avec les collégiens à huit heures mais il ne s'en faisait pas, il ne serait pas en retard, il ne l'était jamais et demandait à ses élèves autant qu'il en demandait à lui même c'est à dire beaucoup...


Le lendemain à sept heures il était dans la salle d'attente de l'hôpital Alice. Il regarda ses mains couvertes de pansements, pourquoi soignait-on le corps ? Il était limité et n'avait jamais vraiment fait attention avec son Alice. A présent du haut de ses 24 ans il s'attendait à ce rendez-vous, peut-être n'aura-t-il pas à supporter des lui miniatures en classe E-F-P au final.

Son nom fut appelé, il se leva sans ciller. Un médecin se tenait à l'entrée et lui souriait avec compassion. Il lui adressa un
« bonjour » glacial, le médecin habitué à la distance de Akiro ne s'en formalisa pas.

Oui c'était un bon jour, il pleuvait cela allait calmer les élèves, excités très souvent par le beau temps. Il allait pouvoir faire cours sans trop les reprendre glacialement, comme il avait fait la semaine dernière.

Le médecin lui dit de s’asseoir mais il resta debout, il articula simplement froidement et sans émotion :
« Combien de temps ? »

Le médecin parut un instant choqué de cette indifférence mais c'était Akiro qu'il connaissait depuis ses dix ans à son entrée ici alors il se reprit vite.


« 6 ans...ou plus exactement 5 ans à l'extérieur en à peu près bon état et la dernière année en soins intensifs... »


Un sourire narquois passa sur les lèvres du jeune homme presque un rire :
«  30 ans enfin jusqu'à 29 ans sans être légume alors ? Ça me laisse du temps ! »

« Monsieur Masao, comprenez que ce n'est pas un jeu, si vous utilisiez moins votre Alice... »
tenta de la raisonner le médecin.

Akiro éclata de rire comme à une très bonne farce :
«  Mais vous me prenez pour qui ? »

« Akiro...Tu pourras allonger ta vie de plusieurs années si tu ne l'utilisais pas aussi souvent... »
dit le médecin voyant encore en cet homme glacial l'enfant de dix ans en larmes.

Akiro tiqua à son prénom et corrigea :
«  Monsieur Masao. Et pour ce qui est de ma vie, mon corps m'appartient, on en a déjà assez parlé. Maintenant j'ai cours avec des mioches, je dois leur faire rentrer dans la tête les équations, au-revoir Docteur ! »

« Votre sac de cachets vous attend à l’accueil. »
soupira le médecin blessé.

« Bien. » dit le jeune professeur et il prit ses médicaments avant de rejoindre son cours. Il arriva à l'heure.

Le cours se passa bien, il n'eut que deux remarques glaciales à faire, ce qui était miracle chez lui pendant un cours. Une au voisin d'un collégien qui essayait de l'effrayer avec une araignée en plastique et une au collégien victime. D'un pas feutré il s'était approché et avait fait sursauter les deux collégiens. Il se retourna vers le blagueur et dit calmement, simplement, glacialement, très sérieusement:
«  Si vous aimez tant les araignées je peux vous offrir une mygale au prochain cours. »

L'élève terrorisé baissa la tête sur sa copie dans un tremblant :
« Non merci Monsieur... »

Puis il regarda l'autre gamin choqué dans un :
« Et vous Monsieur  revenez sur terre, je vous rappelle qu'il reste seulement trente minutes au petit test de début de cours. »

Puis dans un calme effrayant il était retourné à son bureau.

Il passa le reste de la journée à travailler, il ne rencontra pas les EFP ce soir là, on lui donna cependant plus de détails sur leur dossier tout en baissant les yeux. Il avait envie de rire alors il faisait si peur que ça ? Il soupira  et son collègue paniqua :


« Ce … J'ai dit une phrase blessante ? »


De quoi avait-il peur ce type, son tatouage derrière le cou prouvait bien assez qu'il était un chien de l'académie, un chien monstrueux. Il serra son poing une minuscule goutte tomba de dessous son pansement et brûla la feuille de consignes du collègue.


« Je n'en ai pas besoin je vous en remercie. »
dit il froidement alors que son collègue étouffait la petite flamme de ses tennis, paniquant. Il détestait ce genre de personne. Il prendrait ses fonctions jeudi mais il n'avait pas prévu qu'une attaque de zombie perturbe la correction de ses copies de mathématiques.

Il finit par s'endormir sur une copie, corrigée bien entendu, il avait fini la pile, il était juste trop épuisé pour les ranger, se mettre en pyjama et aller au lit, des images, des images qu'il aurait voulu oublier...Le radiateur était mal réglé, il faisait chaud dans la chambre comme ce jour là, il détestait qu'il fasse trop chaud:


* Dix ans, temps des jeux et de l’insouciance, temps des amis et des plaisanteries. Temps des héros et des....

« Ressers moi un peu de thé ! »

« Non ! C'est à moi que ma sœur doit en resservir ! »

«  Mais t'en as toujours plus ! »

« Normal on est sœurs  ! »

«  AH MAIS VOUS ALLEZ VOUS LA FERMER LES FILLES ! »

Les deux sœurs de huit et neuf ans et la plus petite de sept ans regardèrent étonnées le grand de dix ans. La petite était sa sœur pour information. Dans ce coin de campagne reculé dans un village japonais où il habitait depuis sa naissance malgré quelques semaines pendant les vacances de voyages pour le travail de son père, autrement une nourrice était là pour s'occuper de lui et sa sœur, il la voyait comme une grande-sœur, mais aujourd'hui elle était absente, son père étant en repos d'une semaine, ici rien ne se passait et pourtant ce jour-ci...

«  Tu fais quoi grand-frère de si cool pour nous crier dessus ? » s'intrigua la petite.

« Je m'occupe de Félicie ! Et vous la stressez avec vos blablas de bébés. » grogna le frère.

« C'est toi qui a crié ! » fit remarquer une des sœurs celle aux cheveux roses de neuf ans, une teinture car ses parents adoraient cette couleur sur elle.

Le gamin rétorqua : «  Et Alors Barbie ! Tu joues à un jeu de bébé ! »

Il s'approcha des tasses et en prit une mais «  Palouf » le chien gros et gras de la maison le bouscula et il se blessa à la main la tasse se brisant au sol.

Sous le choc il agrippa la tasse et la main de la fillette aux cheveux rose de sa main non blessée et...le feu prit sur la table à une telle ampleur qu'il blêmit il lâcha tout et recula, son sang, son sang faisait du feu et sans faire exprès  sans qu'il le sache on lui avait amplifié son don quelques secondes. Il s'accrocha au rideau, le père terrorisé sortit les plus grandes  mais ne trouva pas la petite sœur dans la fumée.

« Grand-frère ! On a oublié grand-frère ! » pleurait l'enfant.

Elle se reçut un bout de rideau en flamme. Le lendemain il se réveilla dans un hôpital, on lui expliqua pour son alice et sa sœur dans le coma. Un pansement ornait sa main. Un infirmier lui changeait son bandage tout tremblant, l'enfant le regarda étonné et l'infirmier murmura : « Tu aurais pu la tuer... » soudain un raclement de gorge et un regard sévère, un médecin venait d'entrer et fusillait du regard l'infirmier qui partit aussi vite qu'il était arrivé. Il s'assit près de l'enfant qui se mit à pleurer.

« C'était un accident ! » balbutia t-il entre ses larmes. A coté de lui le médecin  lui parlait calmement, de grosses larmes perlaient sur les joues de l'enfant de dix ans qui répéta telle une formule magique qui peut tout effacer: « C'était un accident ! C'était un accident ! C'était un accident ! » mais cela n’effaça rien alors l'enfant cessa de croire à la magie, aux super-héros et à l'espoir. Le monde était cru, le monde était dur et lui, lui il devait s'adapter et faire en sorte de :

«  Je promets je ferai mieux ! »

Le regard de l'enfant se fit plus dur malgré les paroles réconfortantes du médecin.

«  Je promets je ferai mieux ! » répéta t-il.

Avant de crier en larmes : «  JE FERAI MIEUX ! TU M'ENTENDS PETITE SOEUR ? JE NE SUIS PAS QU'UN MEURTRIER ! JE FERAI MIEUX ! »

Brusquement le médecin le prit dans ses bras et le petit garçon se calma et se laissa aller à pleurer.

Peu après il lui donna des gants en cuir, des gants qui lui permettraient de prendre la main des gens sans crainte, cela améliora un peu la vie de l'enfant qui n'avait en tête qu'une phrase :

Je ferai mieux...*


Le professeur s'éveilla les yeux brouillés de larmes, il était quelle heure ? Il regarda sa montre qui indiquait trois heures du matin, il avait une migraine, il prit un cachet et alla régler le radiateur, c'était mieux ainsi. Il s'assit sur son lit et Félicie lui bondit sur les genoux, la lapin-robot blanc le regardait de ses yeux bicolores, l'un rouge l'autre orange, signature de son fabriquant, il caressa le pelage en coton très doux et se mit à rire jaune avant de sourire au petit robot :
«  Qui aurait cru qu'un vieux croûton comme moi pense encore à ces vieilles choses ? »

Il soupira en rangeant les copies dans son sac, Félicie avait sauté à terre. C'était, il le savait, sûrement dû à son attitude glaciale face au médecin qui l'avait toujours soutenu. Cependant...Il ferma son sac d'un coup sec et maugréa :
«  C'est du passé tout ça ! »

Il se retourna vers le lapin-robot et s'exclama :
« Allez Félicie allons nous coucher ! »

Mais le robot n'était pas de cet avis, il avait dans sa gueule un petit carnet. Le professeur soupira :
« Entre le sommeil et toi vous voulez tous me torturer ce soir ! » Mais Félicie ne pouvait pas se rendre compte de ce qu'elle faisait, elle n'était qu'un robot, robot-Alice certes mais un robot, elle ne pouvait pas savoir ce que contenait ce qu'elle avait trouvé sous le lit, il ne savait même pas si elle comprenait ses paroles, il faisait comme si.

Il prit le lapin sur ses genoux et posa l'album sur son bureau, pourquoi ne l'avait-il pas brûlé ?  Enfin, il ne refusait jamais rien à Félicie :


« Cette photographie date d'avant que je sache la trahison de ma mère, remarque toutes les femmes sont comme elle des...prostituées...Quand du haut de mes quatre ans, je voyais cette femme aux courts cheveux noirs et au beau sourire charmeur en photographie, je croyais à une fée.

Mon père avait confisqué après leur divorce toutes les photos d'elle, je n'avais réussi du haut de mes quatre années qu'à cacher celle-ci, à l'époque ma petite sœur n'avait que un an, comment aurai-je pu savoir que je n'étais que son demi-frère ? Elle est née à huit mois mais personne ne m'avait emmené la voir. Pour moi elle était simplement le dernier « cadeau » de fée de ma mère à mon père. Et les adultes ne nous disaient rien, bien sûr parfois ma mère s'absentait la nuit et nous laissait avec mon père mais comment aurais-je pu savoir qu'elle le trompait ? Bien sûr depuis la fin du divorce qui a duré de mes un an à deux ans et demi, mon père voyait une autre femme mais j'étais trop petit pour faire le lien entre le départ définitif de ma mère et la naissance de ma sœur, j'étais encore trop jeune pour avoir la notion du temps. Ma mère était une fée alors ce bébé ne pouvait qu'être ma sœur non ? Même si elle n'était plus jamais là... »


Le professeur parlait avec tendresse à son lapin-robot mais avec un sérieux mêlé d’amertume. Il tourna la page, une femme longs cheveux bruns posait avec son père près d'une fontaine. Ils semblaient si heureux.


« Quand j'ai eu cinq ans j'ai demandé qui était cette femme qui obligeait mon père de me mettre en nourrice. Mon père ne m'a jamais battu mais ce jour là je reçus une gifle. Le dialogue n'est pas son fort mais il nous aimait, seulement il ne voulait pas qu'on la connaisse car il voulait vivre sans avoir à nous blesser et je devinais déjà que cette femme ne viendrait jamais à la maison. Ce n'est que bien plus tard  à l'adolescence qu'on m'avoua que ma petite sœur venait d'elle et était née grâce à papa qui en avait pris la responsabilité, ma belle-mère ne se sentait pas prête à être mère, sans mon père elle ne serait pas née. »


Il eut un sourire triste en voyant la photographie de la page suivante :


«  Ma petite sœur et moi en automne, elle avait alors trois ans et moi six ans depuis le 25 septembre, nous étions nés le même mois à quelques jours, deux en fait et années près. »


L'adulte passa sa main sur la photographie :


« Elle était encore souriante à l'époque, elle et ses fin cheveux noirs bouclés, elle et ses yeux marrons comme la terre d'où est née la vie.. »


Il tourna la page, sur la photographie suivante un petit garçon de six ans tombait à terre dans la neige.


« Mon père adorait la photographie, il travaillait en tant que photographe dans un grand journal. Il s'occupait seul de nous avec une nourrice en son absence, il nous parlait peu de choses importantes mais nous savions qu'il nous aimait, nos crises de rires en famille autour de jeux étaient quotidiennes, on est allé un peu partout mer, océan, montagne pendant nos vacances quand il avait des reportages à faire sur d'autres villes au japon mais cette année là il prit plein de photographies de nous découvrant la neige. Nous habitions une maison à la campagne. Je ne me souvenais pas être aussi petit pour mes six ans. Au début la neige m'a parue froide et désagréable, je suis même tombé mais nous avons tant joué dedans ce jour là que mon père m'a appris à l'aimer. Encore aujourd'hui j'aime les jours de neige qui me rendent nostalgique de l'humain que j'étais avant, encore aujourd'hui, quand il n'y a personne la nostalgie revient  et je me sens triste. »


Il tourna la page, un gamin de neuf ans tenait fièrement la main de sa petite sœur, tous les deux avaient un cartable rouge sur le dos et étaient en uniforme. Le gamin souriait espièglement, la petite fille elle se cachait un peu derrière lui timidement :


«  C'est le jour où  ma sœur est entrée à l'école, elle avait six ans moi neuf ans. Mon père nous trouvait tellement beaux dans nos uniformes. J'étais très proche de ma sœur, je la rassurais souvent elle était si timide ! Ce jour là je lui ai dit que dés qu'elle se sent mal elle peut demander à aller me voir et je la protégerai. Elle m'avait cru. Nous nous aimions tellement ! J'avais un peu menti ce jour là je ne savais pas si nos instituteurs allaient être d'accord sur cette promesse. Mais je n'eus pas besoin de l'appliquer, une fois le bus qui ramassait les élèves des campagnes parti et mon père qui nous avait dit « A ce soir » en souriant, je me souviens que ma sœur m'a demandée : « Dis Aki-chan c'est dans longtemps le soir ? » Je lui avais souri et dit  en lui passant ma montre d'enfant avec des dessins de lion : «  Quand la flèche sera là le bus viendra nous chercher pour rentrer à la maison. » Il y eut un moment de silence puis ma petite sœur s'était exclamée tout sourire , rassurée : « D'accord Grand-frère merci ! » La journée se passa bien pour nous deux, ma sœur se fit vite deux amies des sœurs une dans la classe au dessus de sept ans, une dans la classe encore au dessus de huit ans. Comme moi elle adorait apprendre, curieuse de tout, nous avions de bonnes notes, bien sûr parfois nous faisions quelques bêtises comme casser un verre ou envoyer le ballon sur le toit et nous finissions sous la cloche dos au mur pendant le reste de la récréation, mais étrangement la plupart du temps nous faisions les bêtises à deux, ce qui était une punition devint alors notre plus grand secret, c'était un mois après la rentrée, nous étions punis tous deux sous la cloche pour avoir cassé une vitre avec un ballon mal lancé. Elle m'avait murmuré alors que l'enseignant avait le dos tourné : «  Un jour j'irai au pôle Nord ! » Je lui avais demandé : «  Pourquoi faire ? » «  Car on m'a lu un conte comme quoi il y a plein d'ours blanc là bas ! J'aime les ours autant que les lapins...Tu m'accompagneras ? » J'avais réfléchi un instant avant de murmurer : « Mais Félicie notre lapin va prendre froid ! » «  Papa sait tout faire il va lui coudre des vêtements chauds pour lapin ! » avait murmuré ma sœur. « Oui c'est vrai que papa sait tout faire ! Écoute c'est promis ! Quand on sera grand on ira au pôle Nord ! » avait je souri heureux de ce beau projet mais en parlant un peu trop fort si bien que le professeur nous lança un regard sombre. Nous nous tûmes alors que ma sœur devenait rouge d'embarras. »

Le professeur sourit nostalgique dans un : «  C'était le bon temps...le temps où j'étais encore humain, un an avant l'accident... »

La montre de l'enseignant indiquait quatre heures du matin, il devait dormir un peu. Il rangea le vieil album dans un tiroir de son bureau et s'exclama à nouveau :
« Allez Félicie allons nous coucher ! » Il se mit au lit, peu après le lapin-robot-Alice le rejoignit se blottissant contre lui.

Le lendemain, mardi d'octobre un orage se préparait il mit son grand manteau en faux cuir noir sur sa tenue formelle, pantalon noir, chemise noire, cravate noire et chaussures...noires. Bref pas besoin de préciser sa couleur préférée. Il aimait l'obscurité et le froid, car ils anesthésiaient tout chez lui, la nuit il regardait parfois les étoiles, il se moquait presque d'elle, elles paraissaient si petites face à l'obscurité ambiante un peu comme le bonheur dans ce monde infernal et le froid était le contraire de son pouvoir et un signe parfois de neige souvenir de ses temps heureux, il aimait aussi la pluie, il lui arrivait, quand il s'accordait une pause de quelques minutes de fumer sous-celle ci, il avait, pour ne pas que sa cigarette s'éteigne le plus souvent un parapluie, mais il lui arrivait simplement d'autres fois de sortir surveiller que les élèves respectaient le couvre-feu s'enfonçant dans l'obscurité pluvieuse. Il avait depuis ses dix ans vu le règlement comme une bible, un supérieur professeur ou surveillant ou maintenant direction lui donnait un ordre il l'exécutait.

C'était aussi simple que ça, on ne discute pas les ordres quelque soit le moyen d'y parvenir.

Il n'avait pas cours aujourd'hui et les RTA il ne les aurait en charge que le jeudi. Il sortit un cigarette de sa poche et l'alluma, il était nerveux.


Il y a quatre ans il avait fini ses études et avait passé le concours de professeur de mathématiques aimant passionnément cette matière très carrée et l'obtint avec de très bonnes notes mais le poste était déjà pris à l'académie. Il avait fait divers postes à l’extérieur auprès de mioches sans Alice. Il en oubliait alors par moment son sombre passé, il faisait toujours attention ne quittant jamais ses gants en cuir et veillant à ne pas se blesser mais il était heureux bien plus que aujourd'hui. Ses cours bien qu'exigeants demandant  travail et concentration étaient passionnants, il remettait même parfois un peu de couleur dans ses vêtements. Il blaguait en cours, une blague à chaque début de cours pour détendre les gamins puis il commençait à parler et à débattre avec eux avec passion, quand il fallait faire des exercices c'était toujours en petits groupes, il passait un doux sourire sur les lèvres entre les petits groupes expliquant doucement quand une erreur était faite, il adoptait une méthode pédagogique qui évoluait avec la vie de classe, c'était un bon professeur les gamins l'adoraient. Cela a duré jusqu'à ses 23 ans.

C'est comme une seconde chance, une renaissance qui s'offrait à lui. Puis il y a eu cet accident...qui lui prouva que le paradis a toujours une fin et annihila ses espoirs pour la dernière fois.


Il était dans un collège particulièrement difficile et un élève qui avait eu une mauvaise note s'énerva contre lui. Il essaya de le raisonner. Il avait oublié de mettre ses gants ce jour là, c'était l'automne pourtant et il faisait assez frais, la colère de l'élève monta en sauce et...il lui planta une pointe de compas violemment dans la main...Le sang gicla et les habits de l'élèves prirent feu. Tétanisé le professeur ne bougeait pas alors qu'on évacuait la classe et qu'un collègue éteignait l'élève rebelle avec un extincteur. C'était fini, l'enfer recommençait.

L'élève fut transféré à l'hôpital dans un état grave, il s'attendait à la prison mais à la place une voiture noire vint le chercher à l'hôpital. Un médecin qu'il connaissait bien et son ami Tech devenu fabriquant de jouets Alice à Central Town en sortirent avec un sourire triste. Son ami Tech le seul assez borné pour lui parler malgré ses remarques cassantes et sa distance.


« Allez Masao rentrons à l'académie ! » sourit-il tristement.

Une fois à celle-ci on lui posa son dernier limiteur, un tatouage de dragon dans le cou pour localiser sa position où qu'il soit. Il décida alors que malgré sa monstruosité il allait pouvoir, peut-être aider les EFP. Il resta deux semaines à l'hôpital pour y penser. Puis il se proposa, il reçut une formation sur les nouveaux programmes et les EFP d'un an et voilà à 24 ans qu'il commence son métier. Il espérait juste que malgré sa peur cachée et donc sa froideur qui était telle une armure et sa distance cruelle avec les gens il puisse guider vers un chemin plus heureux les EFP qu'il avait en charge mais ça il ne leur avouerait jamais.


Il s'aperçut que sa cigarette était finie et qu'il s'était mis à pleuvoir il baissa la tête sur ses limiteurs, un nom lui revint en mémoire...C'était à ses seize ans, lui qui a grandi  à l'académie sous les quolibets de ses camarades qui ont su, cela malgré l'académie qui a étouffé l'affaire du premier incendie.

Même la demoiselle aux cheveux roses, pleine de rancœur et de culpabilité qu'elle ne voulait pas  avouer, qui avait augmenté son don d'un simple contact de la main à ses dix ans, fit mine de ne pas le connaître, entrée à l'académie deux mois plus tard lors d'une rencontre  avec un professeur alice et de recherches à l'hôpital sur le pourquoi du comment. Mais il était un monstre se disait-il du haut de ses dix ans alors c'était juste normal...Le temps de l'insouciance était fini.

Son père ne lui rendait jamais visite, sûrement en colère d'après Akiro, mais une fois sa mère était venue.


Dans la salle de visite, elle lui raconta que son père n'est pas son père, mais qu'il est le fruit d'un amant de celle-ci, comment il a détruit sa famille par sa naissance, comment le père a divorcé en lui cachant la vérité...tout ses repères qu'ils lui restaient s'envolèrent et pour lui la gente féminine  devint prostituée... il péta un câble quoi.

Du haut de ses 16 ans, il se mordit sauvagement et, il mit le feu à la salle de visite sans dégât humain à part une camarade légèrement brûlée .

Transféré de RTA physique à dangereux, sa solitude et le mépris qu'on lui porte grandit...

Malgré ses gants en cuir il n'osait plus toucher personne. Il faisait les missions, prenait les traitements mais était comme mort de l'intérieur, on l'évitait, on le craignait puis un jour on frappa à la porte de sa chambre.


Tout tournait dans sa tête alors qu'il s'asseyait sur son lit. Du feu, son sang , du feu, dangereux...coma...blesser, il porta les mains à son visage et se cacha les yeux mais cela ne cessa pas les images dans sa tête, cette torture mentale.

On refrappa plus énergiquement à la porte de sa chambre, il ne répondit pas...Il regarda son canif. Il ne voulait pas rester chez les dangereux...mais il avait encore blessé, cette enfant qui n'y était pour rien...onze ans...

Il regarda la lame de son canif, il débarrasserait le monde d'une bien lourde charge...Mais ça risquerait de mettre le feu au bâtiment...Oui c'était une mauvaise idée..Il verrait plus tard...ailleurs.

Cette fois la porte s'ouvrit sur une autre enfant...Il se cacha sous les couverture.


«   Debout idiot de sempai ! »


Dans la voix de l'enfant on sentait de la colère, non il ne voulait pas se lever, fermer les yeux et ne plus se réveiller ce serait tellement bien...

Mais la gamine ne l'entendait pas de cette oreille elle tira la couverture et s'approcha du corps figé.

Elle entoura son poignet d'un bracelet froid en métal qui se referma et elle lui mit sur sa table de chevet une boîte petite et transparente avec des lentilles bleus.


«  Le reste je te laisse le mettre, je ne suis pas ta nounou ! Les lentilles sont permanentes par contre elles ne viennent pas de moi.»


Elle sortit alors dans un : «  Le bracelet est à renouveler tous les mois. »

Il la regarda étonné alors qu'elle lui lançait un dernier regard : « Au passage tu as blessé Sumi, je te déteste ! »

Et elle partit, lentement il se leva et mit le limiteur, yeux marrons foncés devenant bleus...Bleus...Alors c'était ça sa couleur de monstruosité ? Le monstre bleu...Monstre il était monstre il resterait.

Les mois passent, tout se mélangeait dans sa tête lui un monstre ? Ils veulent qu'il le soit ? Et bien il le sera ! Un monstre obéissant, un monstre décadent cependant, ils l'ont mis en décrépitude et bien d'accord il sera moisissure. Il faisait régulièrement des petites bavures en mission mais contribuait grandement à leur réussite. Si bien qu'il était rarement puni par autre chose que des limiteurs officiels ( ceux à vie) et officieux ( les bracelets).

Il avait dix-sept ans quand il reçut son cinquième bracelet et la bague qui retardait l'écoulement du sang ainsi que le thermomètre minuscule en collier. Le petit groupe de dangereux dont il faisait parti et qu'il dirigeait, devait détourner un camion qui transportait des alices kidnappés à leur famille par des gens peu scrupuleux et ramener ces enfants à l'académie. Il savait ce qu'il avait à faire, les ordres avaient été très clairs : Sauver les enfants et capturer les malfaiteurs discrètement.

Un gamin de onze ans, alice enfance, pouvant faire halluciner n'importe qui en disant son nom complet et en décrivant en quatre mots précis l'illusion voulue, portait la trousse de soin.


«  Masao-sempai. » bredouilla le petit.

« Ferme là ! » Oui Akiro était déjà agréable à l'époque...

Il écoutait, une oreillette lui indiqua la position du camion, sans hésiter il se retourna vers l'enfant :
« Concentre toi sur ce nom «  Agisa » c'est le passager près du conducteur et prononce ces mots : « Vision », « Enfant » , « Alice », « Décharge » , ça devrait les mener vers la décharge il n'y a jamais personne à cette heure là ! »

L'enfant se concentra et le camion bifurqua en effet.

Aidé des autres dangereux il arriva vite à la décharge à quinze minutes de course effrénée. Mais il n'avait pas prévu que le gamin-hallucination s'évanouisse de fatigue, si bien que une fois arrivé il vit
le visage du passager comme sortant d'un rêve éveillé.

Le passager sortit au conducteur :
«  Ah non j'ai dû mal voir j'étais pourtant persuadé que... »

Le conducteur arrêta le camion et prit un mouchoir imbibé de liquide.


« Ça doit un des gamins Alice qui s'est réveillé ! Je prends le pistolet ! » grogna t'il.

Les pensées des conducteurs étaient retransmises par un autre dangereux, le petit groupe encercla le camion.

Akiro arriva à ce moment près du conducteur qui allait ouvrir la porte et n'avait pas vu les dangereux cachés derrière les poubelles tout autour.


« Eh qu'est ce que tu fais là gamin ? » s'exclama le conducteur stupéfait.

Akiro eut un sourire et s'exclama :
«  Je signe votre arrêt de mort ! » et il se fit une entaille profonde au bras. Il fallait assez de puissance pour que les autres  aient le temps de récupérer les enfants Alices.

Pour les prévenir il siffla dans un sifflet, aussitôt la petit troupe vint en sauvetage. Un cercle de feu entourait le détenteur du pistolet et du mouchoir humide, Akiro ayant couru tout autour.

Quelques minutes passèrent quand soudain un sifflet retentit mais pas de lui, c'est bon les enfants étaient sortis d'affaire...En revanche lui ne pouvait pas éteindre seul son alice à moins que la blessure se referme mais il tint bon, malgré la douleur il serra les dents, penser à autres choses...

Alors que les sirènes de police et d'ambulance arrivaient il s’évanouit espérant que les enfants Alices et les autres dangereux aillent bien.  

Il se réveilla le lendemain à l'hôpital Alice, un bracelet en plus sur le bras ainsi qu'une bague et un  thermomètre minuscule en collier.


«  T'as encore voulu jouer les héros idiot de Masao! »
dit la jeune fille d'à présent douze ans qui, la voyant chaque mois pour changer ses bracelets, commençait à la connaître.

Il détourna le regard mais il ne put chasser le fort et âcre goût d'anti-douleur dans sa bouche, il maugréa :
«  Les enfants alices et les autres dangereux vont bien ? »

« Ouais et le malfaiteur est à l'hôpital tu l'as juste légèrement brûlée, les professeurs sont arrivés à temps mais tu as été vraiment idiot… Faudrait peut-être que tu comprennes que ton Alice est limité et que tu risques ta vie à chaque fois hein. »


Elle soupira.


« Je fais juste mon boulot... Coordonner les dangereux, faire les missions, avoir de bonne notes. »
dit-il sèchement.

Un silence s'en suivit et elle partit dans un :
«  Je reviendrai. »

Étrangement il avait peur qu'elle lui dise le contraire.

Il venait de finir une deuxième cigarette quand soudain une vive douleur le prit...il se réveilla à l'hôpital le lendemain soir. Il y  avait un de ces mondes, il se sentait faible et épuisé.


« Dîtes pourquoi il y a autant d'élèves et aussi j'aimerais un anti-douleur de plus ! » dit-il faiblement mais sèchement.

Il en avait encore pour au moins deux jours ici comme à chaque fois qu'il zappait une prise de cachet. Il rageait et dire que jeudi il prenait ses fonctions en RTA EFP...Comment aurait-il pu deviner que des zombies attaquaient l'académie ?

Zombies qui étaient en fait des élèves et un groupe de gens : les Alphas, des bâtiments ont été détruit et des élèves hospitalisés mais la vie a continué depuis.

Masao est tombé amoureux de Sasha Mellark qu'il veut protéger et refuse de perdre.
Mais son manque d'estime sévère envers lui même et sa vie rend cet amour difficile, lui, Amoureux ? En plus... de celle , la seule, qui avait porté vraiment attention à lui pendant toutes ces années, celle qui et qu'il avait remarqué. Son ami Haru était dans son monde, mais cette fille avait vraiment essayé de le comprendre. Plus d'une fois il avait voulu la remercier d'une lettre de son panier repas apporté chaque jour, jusqu'à ce qu'il la repousse glacialement quand elle a eu besoin d'aide, mais à chaque fois la lettre et le panier finissaient calcinés, il était un monstre alors à quoi bon ? Un monstre tout juste bon à blesser, pas à aimer et pourtant...

Il a rencontré un collègue qui l'a conseillé, il a surmonté tant bien que mal la mort de sa "sœur" dans le coma depuis des années, mais avancera t-il ? Réussira t-il à vivre ?

Lui qui sait que chaque grain de sable du sablier de sa vie l'amène vers une fin imminente.  

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Particularités du personnage

Prénom et Nom:

Akiro Masao
Sexe :

Garçon
Age:

24 ans et demi
Age d'entrée à l'académie:

10 ans
Date de naissance:

25 septembre
Poste ou classe actuelle:

Professeur de Mathématiques du collège et du lycée (voire d'autres niveau si besoin de personnel) et professeur de RTA E.F.P.
Orientation:

Sasha Mellark
Objets importants possédés: (Limiteur, Pierre Alice, Objet Alice ) Attention ne pas en avoir trop, que ça reste logique.


Beaucoup de limiteurs mais qui ne l’empêcheront pas de mourir ou d'être dangereux si la blessure infligée à lui même est trop grave.

Nom alice :

Fire Blood
Type Alice:

Limité
RTA:

EFP
Neutre

And ...




© Halloween


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